Yann, pour commencer, quel regard porte-tu sur la rencontre face à QRM ? C’était un match assez fermé, comment l’avez-vous analysé de l’intérieur ?

Yann Diebold : « C’était effectivement un match fermé. Malheureusement, nous n’avons pas su mettre les ingrédients nécessaires pour l’emporter. Il y avait un manque d’intensité et d’énergie par rapport à ce que nous avons l’habitude de produire. La fatigue globale a sans doute pesé, et nous n’avons pas réussi à créer assez de danger pour aller chercher les trois points. »

Cette fatigue apparente vous inquiète-t-elle pour la fin de saison ?

YD : « Non, je pense que c’est normal. Toutes les équipes ressentent de la fatigue sur les dernières rencontres. Cela s’est senti sur nos deux derniers matchs, mais nous continuons à travailler dur. Le staff sait comment gérer cela ; nous avons eu des séances un peu allégées cette semaine pour retrouver de la fraîcheur, tout en gardant une grosse intensité sur les phases de jeu. Nous sommes capables de remettre un coup de collier pour les quatre dernières rencontres, qui sont cruciales. »

Justement, ces quatre derniers matchs s’annoncent décisifs. Comment abordez-vous cette dernière ligne droite ?

YD : « Nous savons que si nous voulons aller chercher quelque chose, chaque match sera capital. Nous allons les prendre les uns après les autres. Tant que nous gagnons, nous restons dans la course. Cela commence dès ce week-end face à Versailles. »

Sur un plan personnel, tu évolues désormais souvent au poste de piston droit. Comment s’est passée cette adaptation ?

YD : « C’est un poste que j’avais déjà occupé auparavant, notamment dans mon ancien club à Haguenau ou l’année dernière en N2 avec Le Puy, donc je ne découvrais pas totalement le rôle. Même si j’apporte une touche différente de celle d’Ismaïl Bouleghcha, avec une envie constante de me projeter vers l’avant, je prends beaucoup de plaisir à ce poste. »

C’est pourtant un poste très exigeant physiquement. Est-ce que tu ressens une différence par rapport à votre rôle habituel d’attaquant ?

YD : « Ce sont des efforts différents. En attaque, le coach nous demande aussi beaucoup d’énergie, mais en tant que piston, il faut rester sur le couloir et surtout être irréprochable défensivement. C’est sans doute l’aspect le plus délicat pour moi : être rigoureux dans le duel et bien placé dans le bloc pour ne pas laisser d’espace. Mais j’aime courir et fournir des efforts, donc l’adaptation se fait bien. »

Dans ton esprit, est-ce que tu te considères toujours comme un attaquant avant tout ?

YD : « C’est vrai que j’ai une préférence pour l’attaque. Je suis attiré par le but et j’aime me créer des occasions. Après, si je dois jouer toute une saison piston pour le bien de l’équipe, je le ferai avec grand plaisir. L’important, c’est d’être sur le terrain et d’être performant. »

Tu reviens d’une longue absence. Quel bilan fais-tu de ton retour ?

YD : « Je suis vraiment satisfait. J’avais une petite appréhension au début, je me demandais si j’allais retrouver mon niveau tout de suite. Finalement, les sensations sont revenues immédiatement. Je me sens même mieux physiquement qu’avant ma blessure. Aujourd’hui, je suis à 100 %, sans aucune douleur. »