Stéphane Dief : « Nous voulions une fin de saison palpitante et nous y sommes »
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Après le succès face à Concarneau, le club refuse de se fixer des limites. Focus sur une fin de saison « palpitante » où le plaisir de jouer l’emporte sur la pression du classement.
Comment analysez-vous cette victoire quatre jours après le match, notamment sur le plan du contenu ?
Stéphane Dief : « La première mi-temps a été très intéressante malgré deux ou trois pertes de balle évitables dues à des erreurs techniques ou de mauvais choix. J’ai apprécié notre maîtrise et la patience dont nous avons fait preuve pour trouver des espaces libres, ainsi que l’alternance dans notre jeu, même si un peu de profondeur a parfois manqué. La seconde période a été bien mieux gérée qu’à Villefranche, avec une entame dynamique qui nous a évité de trop souffrir. »
On observe souvent le même scénario : une grosse première mi-temps suivie d’un début de seconde plus difficile. Comment l’expliquez-vous ?
SD : « C’est aussi parce que nos adversaires jouent leur va-tout lorsqu’ils sont menés. Ils mettent plus de pression et viennent nous chercher plus haut. Nous devons progresser dans nos intentions et limiter le nombre de touches de balle ; nous avons encore une marge de progression sur la prise de responsabilités dans ces moments-là. »
Comment expliquez-vous votre excellente série actuelle par rapport à celle du début de saison ?
SD : « Nous travaillons bien. Nous avons eu un peu de mal à redémarrer début 2026, avec un petit creux et un relâchement qui me semblent humains. Nous en avons tiré les leçons : dans ce championnat, la marge est très fine et nous ne devons rien négliger, surtout pas notre investissement. »
Voyez-vous des similitudes entre tes trois saisons passées ici, avec souvent des démarrages compliqués suivis de fortes remontées ?
SD : « C’est lié à la construction de l’équipe et aux nombreux changements chaque année. Nous avons des pistes d’évolution pour prendre plus de points dès le début de saison, mais je préfère cette dynamique de progression. Certaines équipes commencent fort et s’affaiblissent, alors que nous, nous nous développons tout au long de la saison. »
Votre expérience des sprints finaux avec enjeu peut-elle vous servir cette année ?
SD : « Pour nous, il n’y a pas d’enjeu particulier, et c’est peut-être notre plus grande force. Nous sommes sur une bonne dynamique et nous voulons surtout l’entretenir pour notre public qui devient de plus en plus nombreux et curieux. Produire de beaux matches est notre priorité ; les résultats ne sont que la cerise sur le gâteau. »
Le fait de pouvoir revenir à égalité avec la troisième place ce week-end change-t-il votre approche ?
SD : « Peu importe que nous soyons dixièmes ou quatrièmes, l’envie de rattraper l’équipe de devant est la même. C’est le propre des compétiteurs. La troisième place est une conséquence, mais la recette reste identique : faire un gros match et s’engager totalement. »
Quel est votre regard sur votre prochain adversaire et l’éventualité d’un esprit de revanche de leur part ?
SD : « Ils ne sont pas en danger mais chercheront toujours à grappiller des points. Il faudra être vigilants car leur dynamique est inverse à celle du match aller où nous avions été très bons. Ils auront sûrement à cœur de réinverser la tendance chez eux, donc nous devrons être très sérieux et impliqués face à leur adversité. »
Sept équipes peuvent encore mathématiquement monter en Ligue 2. Qu’en pensez-vous ?
SD : « Il y a une cassure avec le leader et le second qui ont une option très favorable. Derrière, il n’y a que de belles équipes qui méritent d’être là, comme Fleury, Versailles ou Orléans. C’est rare d’avoir une telle densité pour une troisième place, mais c’est tant mieux : nous voulions une fin de saison palpitante et nous y sommes »
Quels facteurs feront la différence en dehors de la fraîcheur ?
SD : « Il y a des éléments que nous ne maîtrisons pas : faits de jeu, erreurs, cartons rouges bêtes… Pour nous, l’essentiel est d’avoir le maximum de monde disponible. Pour le reste, il faut accepter les aléas du football. Nous ne faisons pas de calculs sur le calendrier ou les adversaires, nous sommes capables d’embêter tout le monde et nous allons tâcher de le faire. »









