Stéphane, pour revenir sur la récente confrontation face à Saint-Brieuc, avez-vous le sentiment d’avoir manqué une opportunité face à une équipe du bas de tableau ?

Stéphane Dief : « Il y a une part de déception et de frustration. Nous avons eu les occasions pour marquer davantage, mais il est toujours complexe de se procurer des opportunités face à un bloc bas. Certains pourraient penser que le terrain est le même pour tout le monde, mais quiconque a déjà joué au football sait qu’une équipe qui défend est favorisée par un terrain qui casse le rythme. Cela n’avantage jamais l’attaque, qui a besoin de précision et d’espace pour s’exprimer. Cependant, je tiens à saluer cette équipe de Saint-Brieuc. Nous savions qu’ils seraient redoutables. Leur progression depuis janvier est remarquable et leur point est mérité ; ils auraient même pu l’emporter. Ils ont eu moins d’opportunités que nous, mais elles étaient extrêmement franches. C’est une équipe qui possède désormais une identité de jeu très claire. »

Si l’on regarde les quatre derniers matchs, vous êtes sur une série moins positive. Comment gérez-vous cette période ?

SD : « Nous avons avant tout envie de renouer avec la victoire. Il n’y a pas de gestion de crise à avoir car le groupe vit bien. Nous avons suffisamment de petits pépins physiques pour ne pas nous en inventer d’autres. Cette situation permet de rappeler que chaque joueur sera important pour nous aider à retrouver le chemin du succès. Le message est simple : le football offre cette chance extraordinaire de pouvoir se rattraper chaque week-end. »

Vous affrontez Paris 13 ce week-end sur une pelouse synthétique. Est-ce un paramètre qui vous inquiète ?

SD : « Ce ne sera pas une excuse. Nous nous entraînons sur cette surface depuis deux mois et nous possédons des profils jeunes, plutôt à l’aise sur ce type de revêtement. Nous devons surtout nous concentrer sur notre propre mise en place pour contrarier notre adversaire. Paris 13 est une équipe solide, sans doute la plus athlétique du championnat avec Rouen, et elle excelle sur les phases arrêtées. Nous l’avions appris à nos dépens lors du match aller. »

Justement, vous semblez plus solides défensivement que performants sur coups de pied arrêtés offensifs cette saison. Comment l’expliquez-vous ?

SD : « Défensivement, nous réalisons une saison cohérente. En revanche, offensivement, nous manquons de constance et de précision dans le dernier geste. Nous marquons trop peu sur coups de pied arrêtés. Paradoxalement, cela souligne que la majorité de nos buts sont inscrits dans le jeu, ce qui est positif, mais ces phases arrêtées sont cruciales pour faire basculer des rencontres serrées. Nous les travaillons régulièrement, mais cela demande aussi un certain engagement et de l’expérience que notre jeunesse ne nous apporte pas encore totalement. »

Quel sera le facteur clé pour s’imposer face à Paris 13 ?

SD : « Il faudra répondre présent dans l’impact athlétique et être extrêmement vigilants sur les phases arrêtées. Ils ont aussi des individualités capables de faire la différence, comme Dona, qui est l’un des meilleurs passeurs du championnat. C’est un joueur difficile à lire qui se déplace énormément. Nous devrons être très attentifs à leurs spécificités offensives. »