Portés par une dynamique positive et un groupe regonflé physiquement et mentalement, nos Ponots s’apprêtent à défier le Stade de Reims, club de Ligue 2. Un scénario qui n’est pas inconnu pour notre capitaine Renald Xhemo.
Renald, comment vous vous êtes sentis à la reprise après ces dix jours de vacances ?
Renald Xhemo : « Très bien. Nous étions contents de nous retrouver. Ces dix jours nous ont fait énormément de bien, surtout après être partis en vacances avec une très bonne série et une bonne place au classement en National. Nous savions aussi qu’en revenant, nous allions jouer un 16e de finale de Coupe de France. Cela nous a permis de mettre le football un peu de côté pendant dix jours et de profiter de nos familles. Forcément, à la reprise, nous avions tous le sourire. »
Cette coupure était nécessaire, nous vous avions sentis un peu usés sur le dernier match face à Bordeaux ?
RX : « Oui clairement. Nous devrons être plus présents, plus connectés, car nous savons que nous n’aurons pas le droit à l’erreur. Quand le mental commence à piocher, les jambes suivent un peu moins. Et il ne faut pas se mentir, les conditions au Puy sont difficiles. Produire ce que nous faisons sur un terrain aussi compliqué, en plein hiver, avec le climat actuel, ce n’est pas évident. Cette coupure nous a fait beaucoup de bien. Personnellement, cela faisait quatre ans que je n’avais pas eu autant de jours de repos à la trêve. »
Le terrain est souvent vu comme un avantage pour le “petit”, mais pour vous c’est plutôt un désavantage ?
RX : « Oui, parfois, nous jouons contre deux équipes, l’adversaire et notre terrain. Nous sommes une équipe joueuse, avec un projet de jeu clair. Nous ne faisons pas du “tiki-taka”, mais nous cherchons à produire du jeu. Le terrain ne nous aide pas. Même face à une équipe de Ligue 2, nous n’allons pas pouvoir exprimer 100 % de notre jeu, mais nous allons essayer de nous en rapprocher le plus possible. C’est dommage, surtout pour un 16e de finale de Coupe de France. C’est une belle fête, même si ici nous y sommes presque habitués. »
Comment abordez-vous ce match face à une équipe d’un niveau supérieur ?
RX : « Nous ne sommes pas favoris. Mais honnêtement, il n’y a aucun changement dans notre préparation. Nous gardons la même routine. La seule différence, c’est que nous pouvons réaliser un exploit encore plus grand. Éliminer une Ligue 2 n’est jamais simple. »
La marche entre le National et le niveau au-dessus est-elle si grande ?
RX : « Les divisions se resserrent chaque année. Reims a conservé une grande partie de son effectif, avec des joueurs d’expérience de Ligue 1. C’est un très gros morceau. Mais nous ne nous sentons pas inférieurs sur ce match. Nous restons fidèles à nous-mêmes. Peu importe la division, tout est possible, c’est ce qui fait la beauté du football. Nous l’avons déjà prouvé. »
La Coupe de France prend-elle encore plus de valeur pour toi aujourd’hui ?
RX : « Oui, clairement. Avant, j’étais surtout focalisé sur le championnat. Mais la Coupe procure des émotions différentes. À Massot, nous passons parfois de 700 spectateurs à 4000 malgré le froid. C’est quelque chose de spécial. Nous aimerions vivre ça plus souvent. Les émotions de la Coupe sont uniques. »





















