Kevin Perrot : « Si je ne suis pas leader là…! »
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Le défenseur latéral revient sur sa saison blanche en National et sa joie de rejouer au football après des moments très difficiles. L’ancien lavallois, touché par le geste de ses dirigeants, entend leur rendre la pareille et aider le club dans sa progression.
Ironiquement, pour le « brancher », on l’a présenté en début de saison comme une nouvelle recrue ! Et comme à son habitude, il l’a pris avec le sourire !
Kevin Perrot (31 ans) fait partie des meubles au Puy Foot, depuis le jour où il a débarqué de Laval, fin juin 2019, lui qui n’avait jamais quitté sa Mayenne natale. Quand bien même il n’a disputé qu’un seul match de championnat la saison passée en National, lors de la première journée, à … Laval, face à son club formateur (il s’est blessé durant cette rencontre), il est toujours resté proche du groupe et a démontré un superbe état d’esprit.
Aujourd’hui, c’est un Kevin Perrot requinqué, regonflé à bloc et motivé comme jamais qui a repris le chemin des pelouses. Et qui s’exprime sur le terrain et … en dehors !
- Kevin, ça fait du bien de rejouer au foot ?
Oui énormément ! J’ai vécu une saison très très difficile l’an passé : j’ai eu une fracture du 2e métatarse avec algodystrophie : je ne savais pas ce que c’était, et ça a vraiment été long à soigner ! Ce qui était dur, c’est que je n’avais pas de délai, ça pouvait aller de 6 à 24 mois, donc pas facile à gérer au quotidien, surtout que jusqu’alors, dans ma carrière, je n’avais eu que des blessures de quelques jours voire quelques semaines. J’avais des douleurs, mon pied était rouge, gonflé, chaud. Quand j’ai repris, pour la préparation, elle était encore un peu présente, mais beaucoup moins forte.
- Du coup, est-ce que tu as douté ?
Je me suis surtout inquiété, c’est pour ça que je remercie vraiment le club de m’avoir conservé. J’ai été très touché. Je baigne dans le milieu du foot depuis longtemps : en général, si vous n’êtes pas performant ou si vous ne jouez pas, on vous dit « merci et au revoir ». Là, le club m’a tendu la main. Olivier (Miannay, le manager) et Roland (Vieira, le coach) m’ont dit dès le départ que je serais encore là la saison prochaine. Et ils ont tenu parole, avec l’aval bien entendu du président, Christophe Gauthier, et du Directeur financier, Philipe Thiebault.
- Est-ce que tu te sens redevable ?
Disons que j’ai toujours ça (le geste des dirigeants) dans un coin de ma tête mais voilà, aujourd’hui, je suis plutôt dans l’optique de montrer ce que je vaux. Je sais ce que je peux apporter au club et à l’équipe. Je ne veux pas m’inventer un rôle, on m’a pris l’an passé en sachant ce que je valais et aujourd’hui, je veux montrer mes qualités. Tu sais, je suis un joueur formaté, passé par un centre de formation, qui a côtoyé le milieu pro, donc j’ai toujours cet esprit pro. La saison passée, malgré mon absence des terrains, j’ai essayé d’être le plus présent possible avec l’équipe. Mais à force de voir les gars s’entraîner sans moi, j’ai fait une mini-dépression…
« Si je ne suis pas leader là, je ne le serai jamais ! »
- Aujourd’hui, on le voit au quotidien, tu es clairement un des leaders de cette équipe, non ?
Oui bah heureusement (rires) ! J’ai mon caractère, j’aime bien amuser la galerie mais quand il faut être sérieux, je le suis. Je fais partie des leaders car j’ai mon vécu aussi et une certaine expérience. Si je ne le suis pas là, je ne le serai jamais ! Mais je ne suis pas un leader dans l’âme, je me force de l’être. Ce que je veux, c’est apporter mon vécu à certains. J’ai envie de montrer aussi ce que c’est le haut niveau. Le club m’a aussi engagé pour ça l’an passé, pour franchir un palier.
- Physiquement, comment te sens-tu, surtout après une semaine à trois matchs (Romorantin, Bergerac et Angoulême) ?
De mieux en mieux ! A la reprise, j’ai vu que cela n’allait pas être si simple que cela même si j’étais content de reprendre. Mais il a fallu que je retrouve la confiance, les repères. Là, je suis content d’avoir franchi ce palier avec ces trois matchs en huit jours la semaine dernière : ça s’est bien passé, je n’ai pas eu de blessure, je commence à être en jambes, je retrouve le niveau qui était le mien avant que je ne me blesse, simplement, il faudra que je sois régulier.
- Et le club, comment le vois-tu évoluer ?
Le club n’a pas régressé malgré la descente, on le voit par rapport aux installations, aux bureaux, au recrutement avec beaucoup de joueurs qui ont joué au-dessus. Des secteurs ont été améliorés, comme le secteur médical. Le club a envie de toucher au haut niveau, on le sent.
- Et ce nouveau groupe, rebâti à 90 %, il est comment ?
Humainement, il est top ! Je sens une bonne atmosphère. Y’a des super-mecs. Les jeunes sont respectueux, à l’écoute et ont envie d’apprendre. Et avec le noyau fort d’anciens, on fait des choses en dehors du foot, avec nos épouses. Maintenant, je ne sais pas si cela nous fera gagner des matchs, mais on a tout pour bien travailler avec cette bonne atmosphère.
« On a une grosse marge de progression ! »
- Comment trouves-tu ce début de saison ?
Contre Angoulême (1-1), on n’a pas été bon, voilà. Mais notre effectif a été renouvelé à 90% et on a eu l’absence de joueurs importants. Du coup, y’a des jeunes qui jouent, c’est bien, il faut qu’ils gagnent de l’expérience, et c’est en jouant que ça s’acquiert, pas en un claquement de doigt. On a tout de même montré des valeurs car on s’est accroché, on n’a pas lâché, on est allé chercher l’égalisation et on a pris un point dans la difficulté. C’est sûr qu’on a une grosse marge de progression. Mais on a montré aussi à Bergerac qu’on pouvait élever le niveau de jeu. A domicile, il faudra essayer de proposer autre chose mais je le répète, il manquait des joueurs importants.
- Des joueurs importants comme … Alexy Bosetti : c’est toi son agent (rires) ?
Disons que j’ai grandement participé à sa venue au Puy (les deux joueurs ont évolué ensemble à Laval et se sont liés d’amitié). Le club a fait le nécessaire pour qu’il vienne, moi je suis juste intervenu pour les premiers contacts puis je lui ai « monté » la tête (rires). A partir du moment où Alexis a donné son aval, je sais qu’il va faire les choses à fond. Il a tout ce qu’il faut ici pour être épanoui. Il a eu un bon feeling, il travaille avec des personnes qui lui font confiance. Bon, là, en ce moment, il a une petite blessure, ce sont des choses qui arrivent, mais il va vite revenir et nous mettre des buts, j’en suis convaincu !
Samedi 12 septembre 2020 – 5e journée de National 2 : SCO Angers II – Le Puy Foot, à 18h/ MATCH REPORTE !
???? Photos S. Ricou #LPF43















