Depuis quelques semaines, Antoine Gauthier prend du galon au sein de l’effectif ponot. Le milieu de terrain est revenu sur son adaptation aux joutes du National.
Antoine, quel est ton ressenti global sur le groupe après ce match nul chez un gros morceau comme Rouen ?
Antoine Gauthier : « Je pense que nous avons fait un très bon match à Rouen. Nous avons montré que nous étions une équipe solide du championnat et que nous pouvions rivaliser, même avec les meilleures équipes. C’est quelque chose que je constate tous les jours à l’entraînement, donc je ne suis pas étonné de ce que nous sommes capables de faire sur le terrain. »
C’était un test attendu pour toi, l’occasion de prouver que l’équipe pouvait tenir tête aux formations du haut de tableau ?
AG : « Bien sûr. C’est exactement ce qui avait été dit avant la rencontre. Après nos mauvais résultats face aux équipes du top 3, nous voulions montrer que nous étions capables de rivaliser. Je pense que nous l’avons bien démontré face à une très belle équipe de Rouen. »
Sens-tu que le groupe a bien rebondi après le petit coup d’arrêt à Bourg-en-Bresse ?
AG : « Oui. C’était une petite erreur de parcours à Bourg-en-Bresse. Mais avec tout ce que nous avons mis en place depuis le début de la saison et notre place au classement, ce sont des erreurs qui peuvent arriver. Depuis, nous avons su bien rebondir et repartir de l’avant. »
Tu viens d’enchaîner deux titularisations en National. Comment as-tu vécu ce début de saison ?
AG : « Le début a été un peu compliqué. Le coach avait des attentes précises me concernant. En plus, il y avait une dynamique très positive dans l’équipe, ce qui faisait que le groupe bougeait peu. Mais je suis resté dans un bon état d’esprit. On m’a demandé de travailler certains points, ce que j’ai fait sans rien lâcher. C’est ce qui me permet d’avoir plus de temps de jeu aujourd’hui. »
Le poste de milieu relayeur est-il celui qui te correspond le mieux aujourd’hui ?
AG : « Je pense que c’est un poste qui me convient bien. Il me permet d’apporter aussi bien offensivement que défensivement grâce à mon volume de jeu. Pour l’instant, c’est vraiment le rôle dans lequel je suis le plus à l’aise. »
Tu jouais pourtant un peu plus haut, en numéro 10, auparavant ?
AG : « Pas forcément. J’ai aussi eu l’occasion de jouer plus bas avec Saint-Étienne par le passé. J’essaie toujours de m’adapter au poste que l’on me confie, mais aujourd’hui, le rôle de numéro huit me correspond. »
En quête d’une nouvelle victoire pour rester accroché au peloton de tête, Le Puy s’apprête à livrer un bras de fer face à Saint-Brieuc. Le coach ponot appelle à la vigilance face à une équipe qui joue sa survie.
Stéphane, avec un peu de recul, comment analysez-vous ce match nul à Rouen ?
Stéphane Dief : « Quand nous revoyons le match et les statistiques, il y a un véritable équilibre. Ils ont un peu plus tiré au but que nous et ont davantage pénétré dans nos vingt derniers mètres, mais sur d’autres valeurs, nous étions meilleurs qu’eux. Face à une équipe qui dégage une telle puissance, nous réalisons un beau match. C’est un bon point de pris. »
Au classement, vous sentez-vous à votre place parmi les équipes du haut de tableau ?
SD : « Nous avons pris un point contre le leader et nous avons su trouver les ressources pour progresser et tenir compte de nos erreurs passées. Ce qu’il nous manque un peu aujourd’hui, c’est de retrouver le goût de la victoire. Nous restons sur deux bons matchs nuls face à des équipes de tête, mais il faudrait que nous avancions un peu plus rapidement pour retrouver cette dynamique de succès. Nous aurions pu perdre, mais nous aurions aussi pu gagner. »
Quel est votre discours avant la réception de Saint-Brieuc ?
SD : « Eux aussi ont besoin de points, mais pour des raisons différentes. Nous voulons gagner pour rester accrochés en haut du classement et continuer à titiller les meilleurs, tandis qu’eux en ont impérativement besoin pour rester en vie. Nous ferons le maximum vendredi soir pour l’emporter devant notre public. »
Le bas de tableau se resserre énormément et ces équipes accrochent les leaders. C’était prévisible pour vous ?
SD : « Oui, c’était totalement prévisible. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions fixé la barre du maintien à plus de 30 points le plus tôt possible. Nous savions que ces équipes-là finiraient par faire des séries. Il n’y a pas un écart de niveau énorme entre le bas et le haut de tableau dans ce championnat. C’est très homogène, donc c’est tout à fait logique. »
Vous avancez moins vite comptablement en ce moment. Sentez-vous une baisse de régime dans le jeu ?
SD : « Non, je ne pense pas. Il y a bien sûr des petites choses sur lesquelles nous pouvons faire mieux, de petits détails et de petits choix qui font basculer les rencontres. Mais nous jouons aussi contre de très bons adversaires. Nous espérons d’abord reconstruire une série d’invincibilité, puis renouer avec une série de victoires pour rendre notre fin de saison encore plus stimulante. »
Que pensez-vous de cette équipe de Saint-Brieuc par rapport au match aller ?
SD : « C’est une équipe qui a évolué, qui s’est renforcée et qui a trouvé une certaine stabilité. Elle a des qualités indéniables. Je pense que ce sera un vrai bras de fer, un match de référence sur le plan de l’engagement, où il faudra savoir résister et prendre l’ascendant. »
De retour de blessure depuis le début de l’année 2026, notre attaquant affiche une motivation intacte pour cette fin de saison en National.
Yann, malgré le match nul face à Orléans, estimez-vous avoir bien réagi après le faux pas contre Bourg-en-Bresse ?
Yann Diebold : « Oui, tout à fait. Même si nous repartons avec un seul point alors que nous espérions les trois, il y a eu une vraie réaction. Par rapport au match contre Bourg-en-Bresse, l’intensité et l’envie étaient bien meilleures. En seconde période, nous avons davantage dominé et ce point reste important. »
Quel a été le message dans le vestiaire avant d’entrer sur le terrain ?
YD : « Rester nous-mêmes. Bien entrer dans le match, montrer de l’envie, de l’intensité, se créer des occasions et être solides défensivement. C’est ce que nous avions totalement manqué à Bourg-en-Bresse. La priorité, c’était de retrouver notre énergie. »
Et à la pause alors qu’Orléans menait au score ?
YD : « Nous sommes restés calmes. Il restait 45 minutes. Nous savions que nous aurions des occasions. Il fallait simplement mettre plus d’intensité et d’élan offensif, ce que nous avons réussi en deuxième période. »
Dans quel état d’esprit abordez-vous ce déplacement à Rouen, actuel leader du championnat ?
YD : « Avec beaucoup d’énergie. Il faudra encore plus courir, mettre une grosse intensité pendant 90 minutes et être prêts mentalement. C’est excitant d’affronter le leader. Aller se frotter à Rouen, une équipe très solide défensivement et très complète, c’est un vrai défi. Nous y allons avec beaucoup d’envie pour voir de quoi nous sommes capables. »
Pour le moment, nous constatons que vous avez du mal contre les équipes du podium. Pourquoi ?
YD : « Ce sont souvent des détails. Ces équipes ont l’habitude de ce niveau. Nous, nous apprenons encore. Nous n’étions pas attendus à cette place en début de saison. À nous de progresser et de corriger ces petits manques. »
Tu reviens d’une longue période de blessure, peux-tu nous en parler ?
YD : « J’ai été éloigné des terrains pendant quatre mois suite une blessure lors du match aller contre Bourg-en-Bresse. Après un choc, mon genou a subi une torsion et j’ai eu une rupture du ligament externe. J’ai terminé le match, mais le lendemain, j’ai compris que c’était sérieux. J’ai eu cinq semaines d’immobilisation, puis de la rééducation, du renforcement musculaire et une phase de réathlétisation. J’ai beaucoup travaillé avec Hugo Vidal, le préparateur physique et j’ai repris avec le groupe début janvier. Ça a été une période difficile. Voir les coéquipiers jouer pendant que tu restes à l’écart, ce n’est pas facile. Mais ça m’a aussi permis de prendre du recul et de souffler mentalement. »
Ton retour a été marqué par un but à domicile face à Valenciennes.
YD : « Oui, je ne pouvais pas espérer mieux. Rejouer à Massot devant les supporters, marquer mon premier but en National, ça a été un grand soulagement. Ça prouve que la blessure est derrière moi. Désormais, j’espère gagner du temps de jeu, performer dès que je joue, être décisif et apporter un plus à l’équipe. Et surtout, continuer à gagner collectivement et rester le plus longtemps possible en haut du classement. »
Depuis le début de la saison, Le Puy n’est jamais parvenu à vaincre une équipe du top 3. Une nouvelle occasion se présente vendredi face à Rouen, l’actuel leader.
Stéphane, la semaine dernière vous avez fait des choix forts dans la composition d’équipe face à Orléans. Comment l’expliquez-vous ?
Stéphane Dief : « Il y avait plusieurs raisons. Cela résulte d’une réflexion et d’une forme d’équilibre. Il y avait des choix pour surprendre, évidemment, et d’autres par envie d’utiliser des joueurs à 100 % de leur capacité, car certains avaient eu une semaine tronquée. »
Avez-vous eu la réaction demandée dans le contenu ?
SD : « Oui le contenu était intéressant. J’ai juste envie de sortir de cette analyse là pour les dix dernières minutes qui ont été compliqués et où nous avons manqué de maitrise. À ce moment-là, Orléans a été meilleur que nous dans leurs attaques rapides sur l’utilisation du ballon. »
Vous allez maintenant jouer Rouen, un autre cador du championnat. Jusque là, ces équipes ne vous sourient pas.
SD : « Il ne manque pas grand-chose, mais face à ce type d’équipes, il faut livrer une prestation complète. Nous n’avons pas su le faire à Dijon. Contre Rouen au match aller, ils nous ont sanctionnés de manière très réaliste, et face à Sochaux, nous avons commis une petite erreur bête. Je pense que nous avons tiré des leçons de ces oppositions-là. À nous maintenant de livrer la meilleure prestation possible à Rouen pour le démontrer. »
Quel est votre analyse de cette équipe de Rouen ?
SD : « C’est une équipe complète, solide, avec l’une des meilleures défenses. Elle est aussi très tranchante sur le plan offensif. Elle n’a pas beaucoup de défauts. Nous devrons résister dans certains domaines et, sur d’autres, être capables de les déséquilibrer. Gagner ou ne pas perdre le ballon dans certaines zones sera très important face à Rouen. Les détails feront la différence, comme c’est souvent le cas face à des équipes qui laissent peu de place. »
En confiance après un début de saison encourageant, notre milieu de terrain Salim Akkal savoure la dynamique actuelle tout en gardant la tête froide avant le déplacement à Aubagne.
La dynamique est positive dans l’équipe, tu sens que petit à petit vous gagnez du temps et de la confiance après un début de championnat compliqué ?
Salim Akkal : « Oui, nous gagnons en confiance. La victoire contre Villefranche nous a fait beaucoup de bien. Contre Concarneau, nous aurions pu faire mieux au vu du match, mais c’est comme ça. Maintenant, nous allons à Aubagne pour ramener un bon résultat, revenir avec des points. »
Le match nul face à Concarneau, tu te dis que c’est un bon point malgré votre domination ?
SA : « Oui, c’est un bon point. Au moins, nous avons pris un point, pas zéro. Après, c’est sûr que nous aurions pu repartir avec les trois, je pense. »
Le coach disait qu’il y a quelques semaines, ce match-là, vous l’auriez peut-être perdu. Tu sens qu’il y a un petit déclic ?
SA : « Oui, nous ne lâchons jamais rien. Un match, c’est 90 minutes voire plus. Il faut jouer jusqu’au bout, ne rien lâcher. Même à dix contre onze, nous avons su aller chercher le nul. »
Tu étais là il y a deux ans contre Aubagne, un mauvais souvenir pour les supporters. Tu gardes quoi de cette équipe ?
SA : « Franchement, je ne garde rien de tout ça. Ce n’est plus la même équipe, plus les mêmes joueurs. Même par rapport à l’année dernière. Il en reste quelques-uns, mais nous, nous nous concentrons sur cette saison et sur le match qui arrive. Nous allons tout donner. »
Cette année encore, Aubagne est performant malgré beaucoup de départs. Tu t’attends à quoi ?
SA : « C’est une équipe qui a faim, comme nous. Elle veut se maintenir vite, prendre le plus de points possible. Il y aura beaucoup d’intensité, beaucoup de duels. Il faudra gagner les duels, mettre du rythme, de l’envie. »
Et toi, personnellement, comment tu te sens en ce moment ?
SA : « Je me sens bien. Le coach a été clair avec moi dès le début, je ne devais pas arriver ici pour être tranquille. Je travaille dur tous les jours à l’entraînement. Et je sais que je peux encore faire mieux. »
Tu sembles avoir progressé depuis ton passage à Nîmes. Tu le ressens ?
SA : « Oui, clairement. L’année dernière, à Nîmes, je finissais rarement les matchs. Aujourd’hui, j’ai beaucoup plus de caisse, je cours plus. J’ai bossé pour ça. »
On te voit dans un rôle un peu plus offensif que lors de ta première saison.
SA : « Oui, le coach me fait jouer plus haut cette année. Mais je peux jouer partout au milieu. Là où je peux aider mes coéquipiers, je le fais. Et ça me fait du bien aussi de me projeter davantage. Le coach m’avait dit qu’il fallait que je sois plus présent dans la surface, donc je l’écoute. Et ça porte ses fruits. »









