Après une victoire probante à Concarneau, notre défenseur revient sur la dynamique exceptionnelle de l’équipe National. À seulement trois points du podium, les Ponots abordent le sprint final avec ambition.
Maël, comment as-tu ressenti ce match contre Concarneau, avec cette belle victoire à l’extérieur malgré un contexte de déplacement difficile ?
Maël Zogba : « C’est une grosse victoire face à un bon adversaire. Les conditions avant le match étaient compliquées avec beaucoup de route, ce qui est assez fatigant. Mais l’essentiel est là, nous avons marqué trois buts, ce qui est important pour la confiance de l’équipe et de nos joueurs offensifs. Nous n’en avons pas encaissé non plus, et quand nous avons la garantie de ne pas prendre de buts, c’est déjà un grand pas vers la victoire. »
Matis Carvalho a encore arrêté un penalty, qu’en penses-tu ?
MZ : « Matis est vraiment très impactant depuis le début de saison, et encore plus sur cette deuxième partie. C’est en grande partie grâce à lui que nous réussissons à gagner des matchs. Il nous fait énormément de bien, il met tout le monde en confiance et nous permet d’enchaîner les bonnes prestations. »
Vous aviez déjà fait une série en début d’année. Quelles sont les différences ou les similitudes avec celle-ci ?
MZ : « Il y a eu beaucoup de travail et de remises en question après notre dernière défaite contre Bourg-en-Bresse. Nous avons enchaîné quelques nuls avant de repartir sur cette série de victoires. Nous sommes conscients des qualités que nous avons et nous savons que nous pouvons embêter pas mal d’équipes. C’est cette prise de conscience qui nous permet de réaliser ces performances. »
Vous êtes désormais à trois points du podium alors que Rouen ne joue pas ce vendredi. Qu’est-ce que cela t’inspire ?
MZ : « Cela nous ouvre le champ des possibles et anime notre fin de saison. Nous sommes dans la partie haute du classement avec un écart sur les équipes de derrière. Désormais, ce n’est que du bonus. Il reste six gros matchs à jouer, ce ne sera pas facile, mais nous sommes ambitieux. »
Est-ce que l’idée de la montée commence à devenir concrète dans vos têtes ?
MZ : « Si nous gagnons ce week-end, nous recollerons forcément à Rouen, mais c’est encore serré avec d’autres équipes comme Orléans, Versailles et Fleury. Nous pensons surtout à enchaîner les victoires. Tout le monde a envie de faire des calculs, mais la route est encore longue. Il va falloir bien enchaîner pour espérer le meilleur à la fin. »
On dit souvent que ce sont les défenses qui font gagner des titres. Est-ce ton sentiment ?
MZ : « C’était le cas l’année dernière où nous étions quasiment injouables défensivement. Cette saison a été plus dure au début, mais depuis la trêve hivernale, c’est beaucoup mieux. Nous encaissons beaucoup moins et nous faisons partie des meilleures défenses du championnat. C’est un élément déterminant pour continuer notre série. »
En l’absence de Renald Xhemo, tu prends davantage le relais. Comment as-tu évolué dans ce rôle de cadre ?
MZ : « C’est un rôle que j’avais déjà l’année dernière, aux côtés de Renald (Xhemo) et Matis (Carvalho). Forcément, quand notre capitaine n’est pas là, c’est différent car il reste la tête forte de l’équipe. Mais avec Matis, nous sommes là pour pousser les gars, les motiver et remettre les idées en place quand c’est difficile sur le terrain. C’est une marque de confiance du staff que j’apprécie beaucoup. »
Après le succès face à Concarneau, le club refuse de se fixer des limites. Focus sur une fin de saison « palpitante » où le plaisir de jouer l’emporte sur la pression du classement.
Comment analysez-vous cette victoire quatre jours après le match, notamment sur le plan du contenu ?
Stéphane Dief : « La première mi-temps a été très intéressante malgré deux ou trois pertes de balle évitables dues à des erreurs techniques ou de mauvais choix. J’ai apprécié notre maîtrise et la patience dont nous avons fait preuve pour trouver des espaces libres, ainsi que l’alternance dans notre jeu, même si un peu de profondeur a parfois manqué. La seconde période a été bien mieux gérée qu’à Villefranche, avec une entame dynamique qui nous a évité de trop souffrir. »
On observe souvent le même scénario : une grosse première mi-temps suivie d’un début de seconde plus difficile. Comment l’expliquez-vous ?
SD : « C’est aussi parce que nos adversaires jouent leur va-tout lorsqu’ils sont menés. Ils mettent plus de pression et viennent nous chercher plus haut. Nous devons progresser dans nos intentions et limiter le nombre de touches de balle ; nous avons encore une marge de progression sur la prise de responsabilités dans ces moments-là. »
Comment expliquez-vous votre excellente série actuelle par rapport à celle du début de saison ?
SD : « Nous travaillons bien. Nous avons eu un peu de mal à redémarrer début 2026, avec un petit creux et un relâchement qui me semblent humains. Nous en avons tiré les leçons : dans ce championnat, la marge est très fine et nous ne devons rien négliger, surtout pas notre investissement. »
Voyez-vous des similitudes entre tes trois saisons passées ici, avec souvent des démarrages compliqués suivis de fortes remontées ?
SD : « C’est lié à la construction de l’équipe et aux nombreux changements chaque année. Nous avons des pistes d’évolution pour prendre plus de points dès le début de saison, mais je préfère cette dynamique de progression. Certaines équipes commencent fort et s’affaiblissent, alors que nous, nous nous développons tout au long de la saison. »
Votre expérience des sprints finaux avec enjeu peut-elle vous servir cette année ?
SD : « Pour nous, il n’y a pas d’enjeu particulier, et c’est peut-être notre plus grande force. Nous sommes sur une bonne dynamique et nous voulons surtout l’entretenir pour notre public qui devient de plus en plus nombreux et curieux. Produire de beaux matches est notre priorité ; les résultats ne sont que la cerise sur le gâteau. »
Le fait de pouvoir revenir à égalité avec la troisième place ce week-end change-t-il votre approche ?
SD : « Peu importe que nous soyons dixièmes ou quatrièmes, l’envie de rattraper l’équipe de devant est la même. C’est le propre des compétiteurs. La troisième place est une conséquence, mais la recette reste identique : faire un gros match et s’engager totalement. »
Quel est votre regard sur votre prochain adversaire et l’éventualité d’un esprit de revanche de leur part ?
SD : « Ils ne sont pas en danger mais chercheront toujours à grappiller des points. Il faudra être vigilants car leur dynamique est inverse à celle du match aller où nous avions été très bons. Ils auront sûrement à cœur de réinverser la tendance chez eux, donc nous devrons être très sérieux et impliqués face à leur adversité. »
Sept équipes peuvent encore mathématiquement monter en Ligue 2. Qu’en pensez-vous ?
SD : « Il y a une cassure avec le leader et le second qui ont une option très favorable. Derrière, il n’y a que de belles équipes qui méritent d’être là, comme Fleury, Versailles ou Orléans. C’est rare d’avoir une telle densité pour une troisième place, mais c’est tant mieux : nous voulions une fin de saison palpitante et nous y sommes »
Quels facteurs feront la différence en dehors de la fraîcheur ?
SD : « Il y a des éléments que nous ne maîtrisons pas : faits de jeu, erreurs, cartons rouges bêtes… Pour nous, l’essentiel est d’avoir le maximum de monde disponible. Pour le reste, il faut accepter les aléas du football. Nous ne faisons pas de calculs sur le calendrier ou les adversaires, nous sommes capables d’embêter tout le monde et nous allons tâcher de le faire. »
Salim Akkal revient sur la préparation du groupe après deux semaines sans compétition. Entre ambition collective et retour en forme personnelle, il livre ses impressions avant le long déplacement à Concarneau.
C’est assez rare d’avoir deux semaines sans compétition. Comment avez-vous abordé cette période, notamment avec ce match amical face à Clermont ?
Salim Akkal : « Nous avons beaucoup travaillé durant ces deux semaines. Le match amical nous a permis de garder un bon rythme de compétition. Le staff sait ce qu’il fait pour nous maintenir à niveau. Concernant le match à Clermont, même si je n’ai pas beaucoup joué personnellement, c’était une excellente opposition face à une belle équipe de Ligue 2. Nous avons eu de bons temps forts avec le ballon, mais cela nous a aussi permis de voir ce qu’il nous manquait encore. »
Justement, quelles différences avez-vous notées par rapport au haut niveau ?
SA : « Ce n’est pas grand-chose, cela se joue sur des détails : le pressing, le cadrage… Mais sincèrement, il n’y a pas un écart immense. Nous sommes capables de rivaliser avec ce type d’équipe. »
Les résultats de vendredi dernier en National vous ont été plutôt favorables. Est-ce que cela vous booste de voir que le podium n’est plus qu’à trois points ?
SA : « Nous sommes toujours motivés, mais nous essayons de nous regarder nous-mêmes avant de regarder les autres. Nous avançons petit à petit, match après match, avec l’ambition de tout gagner. Forcer le destin pour accrocher le podium, c’est sûr que ça fait rêver. C’est à nous d’aller chercher les choses. Nous bossons très dur la semaine, que ce soit physiquement avec le préparateur ou tactiquement avec le staff. Nous nous donnons les moyens d’aller toucher ce haut de tableau. »
Vous vous apprêtez à vivre un véritable périple pour jouer à Concarneau. Comment appréhendez-vous ce déplacement si lointain ?
SA : « Nous savons que ce sera un match compliqué. Il est toujours dur de gagner chez eux, mais nous allons tout mettre en place pour proposer notre meilleur football et ramener les trois points. Le trajet va être long, c’est certain, mais ce n’est pas une excuse. Le club nous met dans les meilleures conditions possibles pour être performants. Nous allons là-bas pour tout donner. »
Que savez-vous de cette équipe de Concarneau ?
SA : « C’est une équipe compacte et très forte sur les coups de pied arrêtés. Je connais quelques joueurs là-bas, ce sont de très bons footballeurs. De toute façon, en National, tous les matchs sont des batailles : que l’on joue le premier ou le dernier, l’exigence est la même. »
Sur un plan personnel, Tu as été décisif lors du dernier match à Villefranche. Comment te sens-tu physiquement ?
SA : « Cela m’a fait énormément de bien. J’ai traversé une période un peu plus délicate avec un petit « trou » physique. J’avais beaucoup enchaîné en début de saison et j’ai ressenti quelques coups de fatigue. Mais aujourd’hui, je me suis relevé, je me sens à nouveau à 100 % et j’espère continuer sur cette lancée. »
Après une trêve sans compétition officielle, Stéphane Dief fait le point. Entre la gestion de l’état de forme du groupe et analyse du prochain adversaire, le technicien aborde avec lucidité la dernière ligne droite du championnat.
Stéphane, comment avez-vous géré ces deux dernières semaines sans match officiel et quel bilan tirez-vous du travail accompli par le groupe ?
Stéphane Dief : « L’essentiel était de maintenir une qualité de travail constante malgré l’absence de compétition. Nous avions programmé une rencontre face au Clermont Foot (0-0), ce qui nous a permis de redonner du rythme à ceux qui jouent moins et de garder les autres sous pression. L’objectif de ce match a été atteint. Cette semaine, nous avons rebasculé sur une préparation de compétition classique. Le risque, après une coupure, est de tomber dans une forme de relâchement. Nous devrons être extrêmement vigilants sur ce point face à Concarneau. »
Ce match face à Clermont vous a-t-il apporté les garanties que vous recherchiez ?
SD : « Oui, tout à fait. Faire face à une opposition de niveau supérieur permet de donner de la valeur à ce que nous produisons. C’était particulièrement intéressant pour les joueurs moins utilisés ces derniers temps ; cela nous offre des perspectives. Cependant, l’équilibre reste précaire. Dans ce championnat, les matchs se jouent sur des détails. L’état d’esprit et l’investissement sont les facteurs majeurs de la réussite. Si nous maintenons ce cap, nous savons que nous sommes capables de proposer de belles choses techniquement, mais tout dépendra du rythme et de l’énergie que nous y mettrons. »
Le club réalise une excellente série. À quel moment allez-vous commencer à regarder sérieusement le haut du tableau pour une éventuelle montée ?
SD : « Pour l’instant, notre priorité est de continuer à avancer et de prendre des points, comme nous le faisons très bien depuis quelques semaines. Faire les comptes aujourd’hui me semble prématuré. Nous attendrons probablement les trois ou quatre dernières journées pour voir quelles opportunités s’ouvrent réellement à nous. »
Sept équipes peuvent encore prétendre au podium. Selon vous, qu’est-ce qui fera la différence dans ce sprint final ?
SD : « La fraîcheur sera déterminante. Le fait d’avoir un effectif épargné par les pépins physiques jouera un rôle majeur. Notre effectif est réduit, nous devons donc espérer ne pas être trop impactés par les absences sur plusieurs matchs. Au-delà de l’aspect physique, la dynamique de groupe est capitale, et sur ce plan-là, la nôtre est particulièrement intéressante. »
Vous vous déplacez à Concarneau, un voyage particulièrement long. Comment avez-vous organisé ce périple pour minimiser l’impact sur la performance ?
SD : « Nous ne voulons pas nous mettre de barrières mentales à cause de la distance. Nous avons déjà été à Rouen et nous y avions réalisé un bon match. Pour ce déplacement, nous avons choisi de partir tôt la veille afin d’arriver vers 19h. Comme nous ne pouvions pas nous entraîner avant le départ, nous ferons une séance sur la route. C’est un aménagement nécessaire pour arriver dans les meilleures conditions possibles. »
Quel regard portez-vous sur cette équipe de Concarneau ?
SD : « C’est une équipe expérimentée, très structurée tactiquement et dotée d’une qualité technique intéressante. Ce n’est peut-être pas la formation la plus prolifique du championnat, mais elle défend très bien collectivement. Ils sont particulièrement performants sur les centres et les coups de pied arrêtés grâce à un gabarit athlétique et un certain sens du réalisme. »
Homme fort de l’arrière garde Ponote, Idris Mohamed savoure sa montée en puissance. Notre défenseur se projette sur le défi physique qui attend l’équipe à Villefranche.
Idris, comment analyses-tu cette victoire face à Caen où vous avez fait preuve d’une grande solidité ?
Idris Mohamed : « C’est une victoire qui fait beaucoup de bien au moral. Nous savions que ce serait un match compliqué, fermé, mais nous avons su rester concentrés du début à la fin. Nous avons été très rigoureux défensivement et nous avons su concrétiser l’une de nos opportunités. C’est exactement le genre de match qu’il faut savoir gagner pour rester en haut du classement. »
Sur un plan personnel, tu as pris le dessus sur tes adversaires directs. Sens-tu que tu montes en puissance en ce moment ?
IM : « Oui, je me sens vraiment bien physiquement et mentalement. J’ai la confiance du coach et de mes coéquipiers, ce qui me permet de jouer libéré. J’essaie d’apporter mon maximum sur mon côté, que ce soit défensivement pour bloquer mon couloir ou offensivement pour apporter du danger. Mais cette forme individuelle, elle est surtout le reflet du travail que nous accomplissons tous ensemble à l’entraînement. »
Le fait d’avoir creusé l’écart avec le milieu de tableau, cela vous libère-t-il d’un certain poids ?
IM : « C’est sûr que nous regardons davantage vers le haut désormais. Cela nous donne une pression positive. Nous sommes plus sereins, mais attention, la sérénité ne veut pas dire que nous sommes installés. Nous savons que dans ce championnat, tout peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre. Nous gardons les pieds sur terre et nous prenons les matchs les uns après les autres. »
Comment abordes-tu le prochain match face à Villefranche, une équipe qui a besoin de points pour sa survie ?
IM : « Ce sera un vrai combat. Les équipes qui luttent pour leur maintien sont toujours très difficiles à jouer, surtout chez elles. Ils vont mettre beaucoup d’impact et d’engagement. Nous allons devoir répondre présents dans l’agressivité positive et faire preuve de maîtrise technique pour imposer notre rythme. Nous y allons pour faire un résultat et continuer notre série. »



En quête d’une troisième victoire consécutive pour consolider sa place dans le haut du tableau, Le Puy s’attend à un vrai bras de fer à Villefranche.
Stéphane, comment abordez-vous ce déplacement à Villefranche après avoir enchaîné deux belles victoires consécutives ?
Stéphane Dief : « C’est un match que nous abordons avec beaucoup de confiance, forcément. Enchaîner deux victoires, notamment celle face à Caen, nous a fait énormément de bien comptablement et psychologiquement. Mais nous savons très bien que le championnat est impitoyable. Notre adversaire est redoutable chez lui et a grandement besoin de points pour s’extirper définitivement de la zone dangereuse du classement. Nous nous attendons à un gros combat athlétique et tactique. »
Justement, c’est une équipe qui a retrouvé des couleurs récemment. À quel type d’opposition t’attends-tu ?
SD : « Oui, ils sont sur une dynamique positive eux aussi et ont repris confiance. C’est une équipe très structurée, avec des joueurs capables de faire la différence à tout moment et d’exploiter la moindre erreur. Nous allons devoir être particulièrement attentifs sur leurs phases de transition. Nous avons beaucoup travaillé tactiquement cette semaine pour répondre à ce défi physique et imposer notre rythme dès le début de la rencontre. »
Le fait de regarder désormais vers le haut du tableau et d’avoir creusé l’écart, cela change-t-il la pression sur le groupe ?
SD : « Ça change la nature de la pression, oui. C’est une pression beaucoup plus positive et stimulante. Nous avons réussi à creuser l’écart avec les équipes du milieu de tableau, ce qui nous permet d’aborder les rencontres avec un peu plus de sérénité. Pour autant, le groupe reste extrêmement concentré. Nous avons des objectifs élevés, nous voulons rester dans le bon wagon le plus longtemps possible, et cela passe par des prestations de haut niveau chaque week-end. Il ne faut surtout pas se relâcher. »
Penses-tu faire tourner un peu l’effectif pour apporter de la fraîcheur ?
SD : « C’est toujours une réflexion que nous avons. Nous avons la chance d’avoir un groupe étoffé avec des garçons qui répondent présent à chaque fois que nous faisons appel à eux. Nous chercherons avant tout le bon équilibre et la fraîcheur athlétique, tout en gardant l’ossature qui nous donne entière satisfaction en ce moment. Tous les joueurs savent que l’ensemble du vestiaire aura un rôle crucial à jouer dans ce sprint final. »
Stéphane Dief est fier de la prestation de son équipe face à Caen. Ce nouveau succès permet notamment au Puy de creuser l’écart avec le milieu de tableau.
Stéphane, c’est la victoire espérée pour lancer une belle série. Quelle est votre analyse de ce match pauvre en occasions mais que vous avez su faire basculer ?
Stéphane Dief : « Je pense que la victoire est logique. Même s’il n’y a pas eu d’énormes occasions, nous sommes l’équipe qui a le plus déséquilibré l’adversaire. C’est un match maîtrisé dans son ensemble. Nous avons extrêmement bien défendu, nous avons été très solides et nous les avons mis en danger dans la profondeur de manière quasi permanente. C’est donc une victoire logique et maîtrisée. »
Avez-vous été surpris par le manque d’engagement de Caen en première mi-temps ?
SD : « C’est une équipe qui aime avoir le ballon. Le terrain ne nous avantageait pas forcément, car c’est une équipe joueuse avec des principes de jeu bien établis. Nous avions d’ailleurs adapté notre façon de défendre aujourd’hui, en acceptant de nous dire que nous aurions moins le ballon. Cela a plutôt bien fonctionné. Je tire un grand coup de chapeau aux joueurs pour leur maturité, ainsi qu’à mon staff qui fait un travail de grande qualité à mes côtés. C’est une victoire qui compte un peu plus que d’autres, car elle permet de rester sur le haut du pavé et de ne pas être distancés par les meilleurs. »
Il y a maintenant sept points d’écart avec le milieu de tableau. L’objectif est-il d’assurer le top 6 au minimum ?
SD : « L’idée de ce match était de rester collés en haut. Nous savions qu’au vu des rencontres de la journée, il ne fallait surtout pas perdre ce match-là pour rester au contact des meilleures équipes. Même si nous sommes un tout petit peu décollés, nous avons un petit écart que les autres n’ont pas, c’était important de rester à portée de fusil et de sécuriser tout doucement cette place. »
Pour la première fois, vous regardez le tableau devant vous plutôt que derrière ?
SD : « Oui, pour la première fois, nous commençons à creuser l’écart avec le milieu du tableau. Nous sommes plus proches du début que du milieu. En soi, cela fait plaisir de voir que les efforts sont récompensés et que nous sommes capables d’aborder ce genre de match charnière de la meilleure des manières. »
Après une victoire libératrice à l’extérieur face au Paris 13 Atletico, notre défenseur revient sur la dynamique retrouvée du groupe.
Abdelnour, un mot sur l’ambiance actuelle. On sentait que le groupe avait besoin de gagner, et c’est chose faite à Paris 13. Comment cette victoire a-t-elle été accueillie dans le vestiaire ?
Abdelnour Soualhia : « C’est avant tout un soulagement. Nous restions sur quatre matchs sans victoire. Renouer avec le succès à l’extérieur, sur un terrain aussi difficile que celui de Paris 13, nous a vraiment remis à l’endroit. C’est un déclic important. Dans une série de quatre matchs sans victoire, le match où l’on gagne enfin est forcément celui qui lance une nouvelle dynamique. Maintenant, il faut continuer sur cette lancée. »
Vous avez réussi à garder votre cage inviolée. Est-ce une source de satisfaction particulière pour la défense ?
AS : « Absolument. Ce n’est pas notre premier clean sheet de la saison, mais c’est un objectif permanent. Nous voulons être impériaux derrière et concéder le moins de buts possible, voire aucun. La semaine dernière, nous avions mis l’accent sur la concentration. Nos erreurs passées étaient souvent dues à des sautes de concentration. Nous avons donc travaillé sur cet aspect et sur une plus grande agressivité défensive. Même si le match a été compliqué et que nous avons concédé des occasions, nous sommes restés solides et déterminés. »
Le prochain défi s’appelle Caen, un club historique du football français. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
AS : « Pour être honnête, cela ne me perturbe pas plus que cela. Évidemment, c’est un grand nom, mais nous prenons les matchs les uns après les autres, quel que soit l’adversaire. Aujourd’hui, nous sommes devant eux au classement. C’est à nous de montrer sur le terrain que nous méritons d’être à cette place. »
Vous semblez bien installés dans le haut du tableau. Quel est l’objectif pour cette fin de saison ?
AS : « Nous ne nous prenons pas la tête avec le classement. Notre but est de réaliser la meilleure saison possible. S’il reste dix matchs et que nous pouvons en gagner dix, nous irons pour les gagner. Nous ferons les comptes à la fin, mais nous voulons engranger le maximum de points. »
Ta saison a connu des hauts et des bas, avec des périodes où tu étais moins utilisé. Comment as-tu vécu ces moments ?
AS : « C’était compliqué mentalement, car dans mes clubs précédents, j’avais souvent un statut de titulaire indiscutable. Découvrir une telle concurrence m’a forgé. Quand l’équipe tournait bien sans moi, je n’avais rien à dire, le plus important était que nous gagnions les matchs. J’ai attendu mon tour en travaillant dur. J’ai repris du temps de jeu en progressant sur ma concentration et mon agressivité défensive. Je cours plus, je me donne plus. Je veux montrer que je mérite ma place à chaque fois que l’on fait appel à moi. »
Tu sembles correspondre au profil recherché par Stéphane Dief : un défenseur capable de relancer proprement. Est-ce là ta force principale ?
AS : « C’était l’un des premiers points abordés lors de mon recrutement : la recherche d’un gaucher capable de bien ressortir les ballons. Ma qualité première, c’est mon pied. J’aime toucher le ballon, participer au jeu et assurer une relance propre. J’apprécie énormément cette philosophie de jeu. »
Avec le recul, sens-tu que tu as passé un cap depuis ton arrivée au Puy ?
AS : « Oui, j’ai énormément progressé. Ici, tout est plus structuré. Nous nous entraînons le matin, tout le monde vit pour le foot. J’ai gagné en intensité, en assiduité et surtout en concentration. Quant à la suite, je ne me fixe aucune limite. Mon objectif est d’aller le plus haut possible. »
Après avoir retrouvé le chemin du succès face au Paris 13 Atletico, Stéphane Dief projette son équipe vers le choc prestigieux contre le Stade Malherbe de Caen.
La récente victoire face au Paris 13 Atletico vous a-t-elle rassuré sur la solidité de votre équipe ?
Stéphane Dief : « C’était un match où nous aurions pu être rejoints au score, notamment en seconde période où ils ont eu deux ou trois situations fortes. Globalement, je suis très satisfait de notre première mi-temps et de l’entame de match. Dans le plan de jeu et les intentions, ce que nous avons proposé était de qualité. Le début de seconde période a été plus poussif : nous avions moins d’énergie, moins d’attaques de profondeur, et nous avons subi leur puissance. Heureusement, les entrants ont fait du bien pour stabiliser la fin de rencontre. En jouant mieux nos options offensives sur la fin, nous aurions même pu être plus dangereux. Retrouver la victoire avec un match cohérent et solide à l’extérieur nous permet de continuer d’avancer. »
Comment ce retour au succès a-t-il été vécu en interne après un mois sans victoire ?
SD : « Cela fait toujours du bien. Depuis deux ans et demi, nous sommes habitués à gagner régulièrement. Le début de saison avait été long avant d’obtenir ce premier succès, et là, avec une défaite et trois nuls sur les quatre derniers matchs, le temps commençait aussi à peser. Notre dernière victoire libère les têtes, mais elle ne doit engendrer aucun relâchement. Surtout avant de recevoir une équipe prestigieuse comme Caen, qui produit un beau football sans être toujours récompensée par les résultats. Nous devrons être extrêmement méfiants. »
Sur le plan défensif, vous semblez avoir trouvé une certaine stabilité. Est-ce le fruit du travail effectué à l’entraînement ?
SD : « Tout à fait. C’est un travail de longue haleine. Nous sommes plus dangereux offensivement, ce qui s’est traduit par l’ouverture du score, tout en restant très solides derrière. Nous savions que Paris 13 était performant dans certains secteurs, avec des joueurs athlétiques capables de créer du danger dans la surface, et nous avons bien résisté. »
Vous enchaînez avec la réception de Caen. Comment abordez-vous ce match face à un club historique qui peine pourtant au classement ?
SD : « Quel que soit l’adversaire, nous devons rester mobilisés sur notre propre production. Il faut se nourrir du positif de la semaine dernière, la première mi-temps et l’apport du banc, tout en restant focalisés sur notre identité de jeu. C’est Caen, donc il y aura forcément plus de monde au stade. Mais j’aimerais surtout que le public vienne pour nous pousser et nous encourager, plutôt que simplement pour voir jouer l’adversaire. »
Quel regard portez-vous sur cette équipe caennaise ?
SD : « Ils ont besoin de points, même s’ils ne sont plus très loin du maintien. C’est une équipe qui propose du jeu, qui est techniquement dans le « haut du panier » et qui aime avoir la possession. Il faudra peut-être s’apprêter à avoir moins le ballon que d’habitude. Nous devrons sortir un match complet et savoir nous engouffrer dans les rares failles qu’ils laissent. Leurs buts encaissés sont souvent dus à des faits de jeu aléatoires plutôt qu’à de réelles faiblesses identifiables. »
Au match aller, vous aviez nourri quelques regrets malgré la défaite (2-0) ?
SD : « Oui, le score était sévère. Nous avions commis deux erreurs évitables. Caen méritait sa victoire, mais nous avions produit de belles choses qui auraient pu nous permettre de revenir au score. Ils nous avaient surpris en changeant de système, ce qui nous avait valu un premier quart d’heure difficile. C’est paradoxalement au moment où nous allions mieux que nous avions concédé l’ouverture du score. »
Avant le défi qui attend Le Puy face au Paris 13 Atletico, Matis Carvalho fait le point en conférence de presse. Notre gardien évoque la sérénité du vestiaire et sa propre montée en puissance.
Matis, comment le groupe vit-il cette période un peu plus complexe depuis quatre matchs ?
Matis Carvalho : « L’ambiance reste excellente. Notre saison demeure globalement très bonne, même s’il nous manque cette petite victoire ces derniers temps pour valider nos efforts. L’état d’esprit n’a pas changé. Nous n’avons pas d’inquiétude mais la frustration, en revanche, est forcément présente. Lorsque nous sortons d’un match nul ou d’une défaite contre des équipes moins bien classées, nous sommes déçus. Mais nous restons sereins sur notre capacité à rebondir. »
Selon toi, que faut-il de plus pour renouer avec le succès ?
MC : « Je pense qu’une remise en question est indispensable, peu importe le résultat précédent. Cependant, il ne faut pas tout jeter : ce que nous réalisons depuis le début de la saison est cohérent. L’important est de continuer à travailler en nous fixant des objectifs à court terme. Le plus important reste toujours le match du week-end ; il faut éviter de se projeter trop loin. »
Justement, comment abordez-vous le déplacement à Paris 13, une équipe très athlétique ?
MC : « Nous nous attendons à un match très engagé. Nous avons vu au match aller quel type d’adversaire nous affrontions. C’est le genre de rencontre où il faut être prêt à répondre présent dans l’impact physique. Il faudra se mettre à leur niveau en termes d’engagement, car nous savons que nous allons recevoir des coups, mais nous devrons aussi savoir en donner. »
Sur un plan plus personnel, tu multiplies les parades décisives. Comment vis-tu cette période de réussite ?
MC : « Il est toujours plaisant d’être décisif pour le collectif, même si j’aimerais que ces performances se traduisent par des victoires. Je me concentre sur mon travail au quotidien. Actuellement, cela se voit peut-être davantage parce que nous subissons un peu plus de frappes, mais je suis satisfait de mon investissement. Il faut que je poursuive sur cette lancée. »
Tu découvres le championnat National cette année. As-tu le sentiment, comme l’équipe, d’être monté en puissance ?
MC : « Absolument. Je suis monté en puissance au fil des rencontres. Depuis un moment, nous nous sommes stabilisés, collectivement et individuellement, à un très bon niveau dans ce championnat. Au début, je ne connaissais pas encore bien cette division et nous traversions une phase délicate. Quand le collectif va mieux et que nous enchaînons les résultats, il est beaucoup plus simple de travailler sereinement et de performer. »
As-tu modifié ta routine ou tes méthodes de travail pour atteindre ce niveau ?
MC : « J’aime garder mes habitudes, mais j’ai adapté certains détails. Nous utilisons désormais davantage la vidéo et les statistiques. C’est un travail plus pointu qui me permet d’être moins surpris par les attaquants adverses. L’analyse statistique après les matchs me permet aussi de me fixer des objectifs personnels très précis par rapport aux exigences de mon poste. »
Entre frustration après le nul contre Saint-Brieuc et préparation d’un choc athlétique face à Paris 13, l’entraîneur Stéphane Dief fait le point sur la dynamique de son groupe
Stéphane, pour revenir sur la récente confrontation face à Saint-Brieuc, avez-vous le sentiment d’avoir manqué une opportunité face à une équipe du bas de tableau ?
Stéphane Dief : « Il y a une part de déception et de frustration. Nous avons eu les occasions pour marquer davantage, mais il est toujours complexe de se procurer des opportunités face à un bloc bas. Certains pourraient penser que le terrain est le même pour tout le monde, mais quiconque a déjà joué au football sait qu’une équipe qui défend est favorisée par un terrain qui casse le rythme. Cela n’avantage jamais l’attaque, qui a besoin de précision et d’espace pour s’exprimer. Cependant, je tiens à saluer cette équipe de Saint-Brieuc. Nous savions qu’ils seraient redoutables. Leur progression depuis janvier est remarquable et leur point est mérité ; ils auraient même pu l’emporter. Ils ont eu moins d’opportunités que nous, mais elles étaient extrêmement franches. C’est une équipe qui possède désormais une identité de jeu très claire. »
Si l’on regarde les quatre derniers matchs, vous êtes sur une série moins positive. Comment gérez-vous cette période ?
SD : « Nous avons avant tout envie de renouer avec la victoire. Il n’y a pas de gestion de crise à avoir car le groupe vit bien. Nous avons suffisamment de petits pépins physiques pour ne pas nous en inventer d’autres. Cette situation permet de rappeler que chaque joueur sera important pour nous aider à retrouver le chemin du succès. Le message est simple : le football offre cette chance extraordinaire de pouvoir se rattraper chaque week-end. »
Vous affrontez Paris 13 ce week-end sur une pelouse synthétique. Est-ce un paramètre qui vous inquiète ?
SD : « Ce ne sera pas une excuse. Nous nous entraînons sur cette surface depuis deux mois et nous possédons des profils jeunes, plutôt à l’aise sur ce type de revêtement. Nous devons surtout nous concentrer sur notre propre mise en place pour contrarier notre adversaire. Paris 13 est une équipe solide, sans doute la plus athlétique du championnat avec Rouen, et elle excelle sur les phases arrêtées. Nous l’avions appris à nos dépens lors du match aller. »
Justement, vous semblez plus solides défensivement que performants sur coups de pied arrêtés offensifs cette saison. Comment l’expliquez-vous ?
SD : « Défensivement, nous réalisons une saison cohérente. En revanche, offensivement, nous manquons de constance et de précision dans le dernier geste. Nous marquons trop peu sur coups de pied arrêtés. Paradoxalement, cela souligne que la majorité de nos buts sont inscrits dans le jeu, ce qui est positif, mais ces phases arrêtées sont cruciales pour faire basculer des rencontres serrées. Nous les travaillons régulièrement, mais cela demande aussi un certain engagement et de l’expérience que notre jeunesse ne nous apporte pas encore totalement. »
Quel sera le facteur clé pour s’imposer face à Paris 13 ?
SD : « Il faudra répondre présent dans l’impact athlétique et être extrêmement vigilants sur les phases arrêtées. Ils ont aussi des individualités capables de faire la différence, comme Dona, qui est l’un des meilleurs passeurs du championnat. C’est un joueur difficile à lire qui se déplace énormément. Nous devrons être très attentifs à leurs spécificités offensives. »
Frustré par le contenu et les largesses défensives de son équipe face à Saint-Brieuc, Stéphane Dief analyse un match nul logique.
Stéphane, quel est votre ressenti à chaud après ce match ?
Stéphane Dief : « Nous sommes déçus, mais le résultat n’est pas illogique non plus. Nous avons joué une équipe venue glaner des points à l’extérieur, qui en a pris un ce soir avec courage, tout en nous mettant en danger sur ses phases de transition. Nous savions qu’ils étaient très bons là-dessus. À la récupération du ballon, ils sont redoutables, et dans un mauvais scénario, nous aurions même pu perdre ce match. C’est vrai que nous avons gâché pas mal d’occasions aujourd’hui. Franck Lhostis a fait un très bon match, tout comme Matis Carvalho qui réalise deux arrêts déterminants. Je peux comprendre la frustration des supporters en tribune, mais il faut aussi se mettre à la place des joueurs. Le terrain n’était pas praticable. Nous nous mettons en danger, nous sommes parfois obligés de jouer vers l’arrière, de prendre deux touches de plus ou de jeter un peu le ballon, sinon le danger est permanent. C’est très compliqué, je ne peux pas en vouloir aux joueurs à ce niveau-là. Par contre, je pense que nous devons faire mieux défensivement sur la rencontre. »
Est-ce que ça a été un match difficile à gérer avec la longue interruption et le carton rouge ?
SD : « C’est sûr que cela sort des standards, nous ne vivons pas un match habituel. Au-delà du football et de la rencontre, j’espère surtout que ce ne sera pas trop grave pour le joueur de Saint-Brieuc. A priori, cela allait mieux lorsqu’il a été évacué par les pompiers. Il faut avant tout penser à lui, car il y a parfois des chocs non maîtrisés où deux joueurs se percutent sans se voir, et cela peut faire très mal. Heureusement qu’il allait mieux à son départ, et je lui souhaite un prompt rétablissement. »
Êtes-vous déçu de ne pas avoir su conserver le score après avoir mené ?
SD : « Oui, nous prenons un but trop vite. Ils nous transpercent en quatre passes et nous sommes en retard. La façon dont nous concédons ce but ne me plaît pas du tout, c’était trop facile. Nous manquons de réactivité et d’instinct à la perte de balle. Sur ces phases de transition et dans le contre-pressing, nous devons être bien plus alertes que ce soir pour récupérer le ballon rapidement et tuer dans l’œuf les offensives adverses, qu’ils ont très bien maîtrisées. »
Au niveau comptable, ce nul vous éloigne un peu du podium.
SD : « À chaque fois que nous faisons un résultat comme celui-ci, nous nous en éloignons un petit peu. Vous savez, cela va tellement vite dans le football, nous sommes tout à fait en mesure d’aller chercher de très bons résultats. Aujourd’hui, face à un adversaire bien en place et très performant dans les transitions, le terrain n’était vraiment pas à notre avantage. Cela devient ultra frustrant pour la notion de plaisir. Nous pratiquons un beau sport et nous voulons proposer de belles choses aux spectateurs, mais dans ces conditions, c’est très dur. Malgré tout, le match est resté ouvert et il y a eu des occasions, mais en tant qu’entraîneur, je vous avoue que je suis frustré. Dans le contenu et la maîtrise, nous ne sommes pas au niveau de ce que nous sommes capables de faire. »









