Matis, que retiens-tu du match contre Dijon malgré la défaite ?

Matis Carvalho : « Nous avons réalisé un match cohérent. Nous allons retenir que notre performance collective était plutôt bonne. Nous sommes tombés face à une équipe très solide. Il y a eu peu d’occasions de part et d’autre et, au final, le réalisme du champion a fait la différence. »

Comment appréhendes-tu le dernier match au stade Auguste-Bonal face à plus de 18 000 spectateurs ?

MC : « C’est un super match à jouer pour tout le monde. Nous n’évoluons pas tous les week-ends devant une telle affluence, donc ce sera un moment fort pour nous. »

Abordes-tu cette rencontre pour le plaisir ou avec l’envie de briser la série de défaites ?

MC : « Ce sera du plaisir à 100 %, mais nous restons des compétiteurs. Dès que le match débutera, nous voudrons le gagner. Le but est de s’amuser une dernière fois ensemble, sachant que le plaisir passe aussi par une performance collective aboutie. »

Le contrat est-il rempli avec le maintien acquis ?

MC : « Oui, le contrat est rempli. Nous avons fait une très bonne saison. Peu de personnes s’attendaient à ce que nous réalisions un tel parcours, nous les premiers. Nous n’avons pas à rougir de notre saison. »

Estimerais-tu que c’est la meilleure saison du club ces trois dernières années ?

MC : « Je pense que oui. L’opposition était bien plus relevée cette année. Nous avons également vécu de belles émotions avec notre parcours en Coupe de France. Mis bout à bout, cela donne une saison très complète. »

Personnellement, comment juges-tu ta saison après une phase d’adaptation ?

MC : « Je suis satisfait. Le début de championnat a été une phase d’apprentissage pour tout le monde, moi y compris. Il fallait passer par là pour être performant par la suite. »

Regrettes-tu d’avoir manqué de peu la troisième place ?

MC : « Le regret n’est pas le mot juste. À un moment donné, nous n’étions pas loin de basculer du bon côté, mais je ne vais pas m’en mordre les doigts tout l’été. »

Après trois ans ici, as-tu le sentiment d’arriver en fin de cycle ?

MC : « Non, je me sens bien ici. Je n’ai aucune contre-indication à rester au club. Nous verrons ce que l’avenir nous réserve. »

Stéphane, retenez-vous la prestation globale du match de l’équipe face à Dijon ou uniquement la défaite ?

Stéphane Dief : « C’était un match face à un très bon adversaire. En effet, c’est une défaite, mais globalement le contenu était intéressant. Nous pensons que c’est l’équipe la plus complète de la division aujourd’hui. Nous nous attendons également à rencontrerce même type d’opposition face à Sochaux. Une équipe qui a eu un parcours régulier, au même titre que Dijon. Jusqu’à présent, Dijon reste l’équipe qui, selon nous, présente le moins de faiblesses. »

Comptez-vous reconduire le changement de système tactique contre Sochaux ?

SD : « C’était une adaptation spécifique pour contrer le milieu en losange de Dijon et tenter de les surprendre. Nous avons réussi cela durant la première demi-heure. Nous verrons comment nous agirons contre Sochaux, mais il est impératif que nous redevenions performants dans les zones de vérité. En ce moment, nous manquons d’instinctivité et de rigueur, tant sur le plan offensif que défensif. »

Comment parvenez-vous à motiver vos joueurs pour ce dernier match sans enjeu au classement ?

SD : « Très honnêtement, nous avons très peu abordé ce match. Pour une fin de saison où nous sommes assurés de terminer septièmes, les séances ont été correctes. À mon avis, le simple fait de jouer à Sochaux devant plus de 18 000 personnes constitue une source de motivation suffisante. C’est une belle équipe, un stade plein et un public formidable. Si nous ne donnons pas le meilleur de nous-mêmes dans un tel contexte, nous serions en faute. »

Est-ce une belle manière de clôturer la saison pour le groupe ?

SD : « Absolument. Sochaux est l’un des clubs les plus emblématiques de la division. C’est un joli stade avec une vraie ferveur et un engouement réel. Ils attendent également de remonter depuis un moment, donc il y a une forme d’effervescence là-bas. C’est un excellent endroit pour terminer notre saison. »

Sochaux joue encore sa montée, vous attendez-vous à une forte adversité ?

SD : « Je pense qu’ils vont jouer très sérieusement, d’autant qu’ils n’étaient pas satisfaits de leur dernière performance. Devant leur public, ils auront à cœur de faire un bon match. Nous aurons également à cœur de bien figurer, ce qui peut donner une rencontre très plaisante. »

Quel bilan tirez-vous de cette saison ?

SD : « Je pense que nous avons été très bons pendant sept mois sur dix. Nous avons tiré le maximum de ce groupe. Il nous a fallu une petite période d’adaptation compréhensible, mais la fin de saison est un peu plus dure car nous avons moins de certitudes de pouvoir jouer le haut du tableau. Les espoirs s’affaiblissent, donc ce n’est pas simple. Nous faisons partie de ces clubs intermédiaires dont les joueurs peuvent être sollicités par des structures plus importantes. Il faut désormais nous projeter sur la nouvelle saison avec l’envie de laisser une bonne image de nous-mêmes. »

Serez-vous toujours au Puy Foot la saison prochaine ?

SD : « Je suis sous contrat, donc il y a de fortes chances que je sois au Puy Foot l’année prochaine. Quoi qu’il en soit, l’année prochaine ouvrira un nouveau cycle. Le club est en train de changer de dimension avec la création d’une nouvelle division. Cela va impliquer un cahier des charges plus rigoureux et exigeant, ce qui va permettre au club de grandir. Ce sera une nouvelle ère qui commence et je serais ravi d’y participer. »

L’augmentation des moyens financiers va-t-elle faciliter les choses ?

SD : « Les moyens n’augmenteront pas pour nous. Les droits TV passent à 400 000 euros, mais comme nos installations ne sont pas conformes au cahier des charges sur plusieurs points, nous toucherons moins que l’année dernière. Cela impacte évidemment nos moyens pour construire l’effectif. En revanche, de nouveaux associés nous ont rejoints pour soutenir le club et s’investissent énormément. Cela nous permettra de réaliser quelque chose d’intéressant l’année prochaine. »

Quel est votre avis sur l’arrivée du challenge vidéo pour l’arbitrage ?

SD : « Nous verrons à l’usage. Je suis plutôt favorable à la nouveauté, tant qu’elle ne paraît pas trop farfelue. Cela existe dans d’autres sports et c’est un dérivé de la VAR. Il faut laisser sa chance au produit. »

Le passage des matchs au samedi après-midi est-il une bonne nouvelle ?

SD : « La semaine sera en effet différente. D’un point de vue sportif, nous pourrons mieux nous entraîner et mieux nous préparer. Personnellement, je préfère cette organisation pour travailler, c’est plus confortable. Nous nous adapterons également pour les affiches décalées au jeudi soir. Cela laisse tout de même cinq jours pour préparer le match suivant le samedi, ce qui est tout à fait convenable. »

Hermann, quel est l’état d’esprit du groupe après la « claque » reçue à Fleury ? Est-ce la déception qui domine ou la volonté de vite passer à autre chose ?

Hermann Esmel : « Nous sommes tous très déçus de ce qui s’est passé le week-end dernier. C’est indéniable. Cependant, nous nous devons de rebondir, pour notre fierté et pour la vie de ce groupe. Nous avons réalisé une belle saison jusqu’ici et il n’est pas question de tout gâcher sur la fin. Face à Dijon, devant nos supporters et pour l’ensemble du club, nous avons l’obligation de montrer un autre visage. C’est une très belle équipe, mais nous possédons les armes nécessaires pour remporter ce match. »

Le rêve de la troisième place semble s’être envolé. Est-ce un coup dur pour les compétiteurs que vous êtes ?

HE : « Bien sûr. Nous sommes des compétiteurs et pendant longtemps, nous y avons cru fermement. Aujourd’hui, force est de constater que l’écart s’est creusé. Notre objectif désormais est de terminer le plus haut possible. Finir dans les cinq premiers, à la quatrième ou cinquième place, serait une belle récompense pour notre parcours. »

Comment expliquez-vous cette contre-performance à Fleury ?

HE : « Je pense que nous voulions peut-être tous trop bien faire. Malheureusement, les faits de jeu ne nous ont pas été favorables et nous avons cruellement manqué de lucidité dans les deux surfaces. À ce niveau, ce sont les détails qui font la différence. Nous sommes passés à côté, nous l’assumons totalement, mais nous avons à cœur de rectifier le tir. »

Dijon représente un défi encore plus grand que Fleury. Comment comptez-vous aborder ce choc à la maison ?

HE : « Exactement, le niveau monte encore d’un cran. Mais à domicile, nous sommes capables de grandes choses. Nous restons sur une série de quatre matchs sans victoire, ce qui est inhabituel pour nous cette saison. Il est temps de briser cette dynamique. Même si les vacances approchent dans une semaine et demie, personne n’est en mode « détente ». Des affiches contre Dijon ou Sochaux sont des matchs que tout le monde rêve de jouer. »

Sur un plan personnel, tu sembles t’épanouir davantage lors de cette seconde partie de saison. Quel bilan en tires-tu ?

HE : « Sur le plan individuel, cette deuxième phase a été bien meilleure car j’ai pu obtenir du temps de jeu. Je pense avoir été performant et j’ai réussi à aider l’équipe, ce qui est ma priorité. Le coach est également satisfait de mon apport, donc je le suis également. Après avoir disputé plus de 100 matchs en National 2, c’est une vraie satisfaction de prouver que je peux enchaîner et être efficace au niveau National. »

Stéphane, comment comptez-vous évacuer la déroute subie à Fleury avant d’aborder les deux dernières rencontres de la saison ?

Stéphane Dief : « Pour éliminer ce genre de frustration, il n’y a qu’une solution : réaliser un bon match dès la prochaine rencontre. Avec le recul, nous constatons que nous nous sommes mis nous-mêmes dans une obligation de résultat qui a complexifié notre approche. Nous avons commis des erreurs et donné le bâton pour nous faire battre. Face à des équipes en pleine dynamique, nous avons été punis sur chaque séquence dangereuse. Là où nos adversaires ont été réalistes, nous avons chuté par de mauvais choix techniques dans des zones interdites. L’objectif est maintenant de bien finir pour ne pas gâcher tout ce que nous avons accompli de positif jusqu’ici. »

Avez-vous l’impression que le match contre Aubagne a été le tournant, le moment où la dynamique s’est cassée ?

SD : « Je pense effectivement que c’est le match charnière. Avec le recul, nous pouvons le dire. Pour être encore plus précis, j’ai l’impression que nous ne nous sommes pas relevés de ce but encaissé à la 45e minute + 1. Nos vingt premières minutes étaient pourtant de très bonne facture et l’ouverture du score était méritée. Ce moment précis nous a fait mal. »

Vous recevez Dijon, une équipe qui joue sa montée. Redoutez-vous une nouvelle déconvenue face à un adversaire aussi motivé ?

SD : « Nous ne pensons pas à la défaite. Dijon viendra pour assurer sa montée, ils ne seront pas en dilettante. Ils seront à l’affût de chaque opportunité. C’est peut-être ce qui nous fait défaut actuellement : ce « supplément d’âme » que nous possédions quand l’objectif était proche. En nous éloignant du podium, nous avons un peu perdu cet état d’esprit. Mais nous avons aussi des qualités à faire valoir. Craindre l’adversaire, ce n’est pas en avoir peur, c’est respecter ses points forts. J’aimerais que nous retrouvions les valeurs qui ont fait nos victoires. »

Que peuvent encore apporter ces dernières rencontres alors que le podium s’est éloigné ?

SD : « Ces matchs nous donnent des informations précieuses sur la manière dont nous devons juger nos propres joueurs pour préparer la saison prochaine. Personne ne doit se relâcher. Il est toujours préférable d’être remarqué dans une équipe qui gagne. Nous devons montrer l’image d’un club qui travaille sérieusement, quelles que soient les conditions. »

Ressentez-vous une fatigue physique au sein de l’effectif en cette fin de championnat ?

SD : « Nous avons allégé les séances, mais je suis convaincu qu’il y a une part mentale importante dans la fatigue. Si nous avions gagné contre Aubagne, je ne suis pas certain que nous ne parlerions pas de fatigue aujourd’hui. Parfois, la fatigue a bon dos. Si nous disions que nous avons atteint nos limites physiques, cela signifierait que nous avons surperformé jusque-là. C’est un travail de l’ombre pour le staff que de lutter contre ces croyances qui s’installent dans un vestiaire. »

Quel bilan global tirez-vous, malgré cette fin de saison plus délicate ?

SD : « Il ne faut pas noircir le tableau. Il y a bien plus de satisfactions que de déceptions cette année. Jouer des matchs à enjeu jusqu’à trois journées de la fin, c’est déjà une performance inespérée alors que nous aurions pu lutter pour le maintien. Cela ne remet pas en cause les 90% de la saison qui ont été excellents. Nous sommes dans le top 7, et même si le propre du sportif est de vouloir toujours plus, nous aurions tous signé pour ce parcours en début de saison. »

Clément,eEs-tu satisfait d’avoir marqué deux buts contre Versailles, ou gardes-tu une part de frustration pour ce troisième ballon qui a fini sur le poteau ?

Clément Rodrigues : « Un peu des deux. Cela m’a fait du bien de marquer, car je n’avais plus trouvé le chemin des filets depuis plusieurs matches. Forcément, je suis un peu déçu que le troisième finisse sur le montant, mais c’est le football. »

Est-ce que vous continuez d’y croire en vous disant qu’une victoire à Fleury vous ramènerait à deux points d’eux ?

CR : « Oui, nous devons continuer d’y croire. »

La saison commence-t-elle à paraître longue ? Tu es arrivé dans l’urgence et nous avons l’impression que vous avez dû être à fond physiquement tout au long de l’année.

CR : « Effectivement, cela commence à faire long. Nous l’avons ressenti lors des matches contre Aubagne et QRM, nous étions un peu épuisés. Le staff a calmé le jeu la semaine dernière pour nous permettre de retrouver de la fraîcheur, mais la saison commence à tirer dans les jambes. »

Est-ce que tu t’attends à un niveau encore supérieur face à Fleury ?

CR : « Je ne sais pas. Je n’ai pas beaucoup regardé jouer Fleury, mais j’imagine qu’ils sont dans la même catégorie que Versailles étant donné leur classement. »

Comment juges-tu ta saison et ton aventure au Puy après ton excellent démarrage et ce petit passage à vide ?

CR : « Je la juge normale, sans plus. C’est l’une de mes meilleures saisons sur le plan statistique. Je me sens bien ici, comme je me sens bien partout dès que je joue au football. »

Considères-tu ton match contre Versailles comme le plus abouti depuis ton arrivée ?

CR : « Je ne pense pas. J’ai marqué deux buts, mais je n’ai pas eu énormément de travail, je les ai simplement poussés au fond. Le coach a souligné nos efforts défensifs collectifs, ce qui nous a mis dans une bonne dynamique, mais je ne saurais pas dire si c’était mon meilleur match. Je fais simplement ce qu’on me demande. »

Es-tu agréablement surpris par ta saison ? Tu es arrivé dans un contexte comptable difficile pour Le Puy et tu réalises finalement ta meilleure année statistique.

CR : « Je ne m’attendais pas forcément à jouer le haut de tableau avec Le Puy, mais mon objectif était de rebondir après une expérience compliquée à Orléans. Je ne suis pas totalement surpris car j’ai vu dès mon arrivée que nous avions de très bons joueurs. Il fallait simplement que la machine s’enclenche. »

Penses-tu retrouver la Ligue 2 rapidement après ce que tu as montré ?

CR : « Nous verrons bien. Ligue 2 ou National, l’essentiel pour moi est de jouer. Le fossé n’est pas si grand entre les deux, je veux juste être sur le terrain. »

Stéphane, quel est l’état d’esprit après ce match nul face à Versailles ?

Stéphane Dief : « Il y a forcément le sentiment d’avoir loupé le coche de peu, car cela s’est joué à quelques centimètres lorsque Clément Rodrigues touche la barre de la tête pour ce qui aurait été le troisième but. C’est parfois l’histoire d’un match ou d’une saison, mais nous devons passer à autre chose. Nous nous sommes remis au travail pour préparer la rencontre face à Fleury, un match très intéressant à jouer. Malgré la frustration, nous devons positiver : nous avons montré de bonnes choses face à un bel adversaire. Ils ont eu une occasion de mener 3-2, nous avons eu ce poteau et une tête cadrée ; c’est le football. »

Avez-vous été rassuré par l’énergie et la fraîcheur physique de l’équipe, qui semblaient manquer ces dernières semaines ?

SD : « Oui, j’ai trouvé qu’il y avait de l’énergie et des changements de rythme. C’est ce qui nous manquait un peu ces derniers temps. Si nous n’avions pas mis cette intensité, nous aurions perdu contre Versailles. Si nous avons ramené un point et que nous étions proches de gagner, c’est parce que nous avons réalisé les efforts attendus. »

Le fait d’avoir été un peu décroché au classement vous place-t-il dans une position d’outsider plus légère à assumer ?

SD : « Je ne sais pas si c’est plus léger. Nous prenions du plaisir à être au contact des meilleurs, même si cela imposait une pression positive. Nous n’étions pas attendus à ce niveau, donc ce n’était que du bonheur. Aujourd’hui, la contrepartie est que nous n’avons plus le droit à l’erreur. Nous allons devoir gagner à Fleury pour espérer jouer un grand match contre Dijon qu’il faudra aussi remporter. »

Est-ce que l’approche change quand on se dit que c’est un match couperet ?

SD : « Pas vraiment, mais tant mieux si c’est un match couperet. Cela donne de l’importance à une rencontre qui aurait pu ne plus en avoir, ou qui aurait pu être décisive pour le maintien, ce qui aurait été bien plus stressant. Notre objectif initial était le maintien, donc jouer un match couperet pour le haut du tableau montre que nous avons accompli quelque chose. »

Est-ce que c’est « la victoire ou les vacances » face à Fleury ?

SD : « Disons que si nous ne gagnons pas, nos ambitions pour la montée seront terminées. Mais nous ne serons pas en vacances pour autant, car nous aurons encore deux beaux matchs à préparer et à jouer de manière libérée. Cependant, pour espérer quoi que ce soit au classement, la victoire est impérative. »

Pourquoi Fleury est-elle l’équipe en forme du moment selon vous ?

SD : « Comme nous, ils sont restés sur une dynamique positive, même si notre début de saison a été plus chaotique. Ils ont un bel effectif, tout comme nous d’ailleurs. Si nous en sommes là, ce n’est pas un hasard, c’est grâce à la valeur collective et aux efforts individuels. Dès le début de saison, je savais que Fleury finirait en haut du classement, car nous connaissons la qualité de leurs joueurs et de leur entraîneur. »

Qu’est-ce qui fera la différence selon vous lors de cette confrontation ?

SD : « La discipline et l’efficacité seront les clés. Dans ce genre de match à enjeu, les détails comptent double. Nous devrons être rigoureux défensivement et savoir saisir nos opportunités dès qu’elles se présenteront. C’est aussi une question de mental : l’équipe qui montrera le plus de détermination et de calme l’emportera probablement. Nous sommes prêts pour ce combat. »

Quel est votre ressenti après ce beau match de football ?

Stéphane Dief : « C’est un gros match, une grosse bataille. Je suis assez fier de mes joueurs, je pense qu’ils ont montré l’image que nous aurions dû montrer en termes d’engagement et de débauche d’énergie face à des équipes comme Aubagne et QRM. Aujourd’hui, nous pouvons relever et saluer leur performance et leur engagement. Je pense que les gens qui sont venus au stade ont vu un beau match de football, une vraie bataille de haut de tableau de National. »

Nourrisez-vous des regrets après avoir mené deux fois au score ?

SD : « Oui, c’est un peu le regret du match. Nous avons la balle de 3-1 qui fait poteau et qui n’est pas loin de rentrer, cela se joue à tellement peu. C’est le tournant de la rencontre car c’est un but qui les aurait assommés. Le regret est donc présent au regard des occasions. Je pense qu’en première mi-temps, nous pouvions faire mieux. Il y a eu pas mal de déchet technique et un manque de courses dans la profondeur. Nous n’avons pas eu beaucoup d’occasions en première période, alors qu’eux ont eu plus de situations dangereuses que nous. Par contre, j’ai beaucoup aimé notre deuxième période. Nous les avons mis en danger, nous avons pris des avantages individuels dans le dernier tiers. Nous nous sommes procuré de vraies occasions, nous sommes rentrés deux ou trois fois dans les six mètres où nous n’étions pas loin de marquer. C’est l’histoire de ce match. Nous avons déjà inscrit deux buts, ce qui est bien. En marquer davantage est toujours difficile. »

Jusqu’au deuxième but, on avait l’impression que Versailles poussait davantage. Avez-vous ressenti cette efficacité de votre côté ?

SD : « Non, je trouve que nous maîtrisions bien notre entame de seconde période. J’ai aimé ce début de deuxième mi-temps où nous étions un peu plus verticaux et où nous leur faisions mal à chaque fois que nous arrivions à passer dans le dos de leur ligne défensive. C’est ce que nous n’avions pas assez fait en première période, et je pense que nous aurions eu plus d’opportunités si nous avions insisté là-dessus. Nous l’avons trouvé en seconde période. Après, évidemment, quand nous menons au score face à une telle équipe, il faut aussi saluer la qualité de l’adversaire et de son effectif. C’était un gros match. »

À l’issue de cette 31e journée, pensez-vous que les espoirs de podium s’envolent ?

SD : « Non, il reste trois matchs à jouer et potentiellement, nous pouvons encore gagner les trois. Cela aurait été mieux avec une victoire aujourd’hui, je ne vous le cache pas, mais nous jouerons le jeu jusqu’au bout pour finir le plus haut possible quoi qu’il en soit. Nous ne pouvons pas être déçus aujourd’hui. Nous avons livré une performance digne de ce nom face à une très belle équipe, il faut le souligner. Je pense que ce match nul ne doit pas marquer un coup d’arrêt. Des matchs comme celui-ci, il faudra les répéter jusqu’à la fin. Il faudra remporter trois victoires, c’est évident. Nous avons une confrontation directe la semaine prochaine face à Fleury, je pense que c’est le meilleur match qui puisse tomber au meilleur moment. Nous verrons qui l’emportera, en espérant que ce soit nous tout simplement. »

Yann, pour commencer, quel regard porte-tu sur la rencontre face à QRM ? C’était un match assez fermé, comment l’avez-vous analysé de l’intérieur ?

Yann Diebold : « C’était effectivement un match fermé. Malheureusement, nous n’avons pas su mettre les ingrédients nécessaires pour l’emporter. Il y avait un manque d’intensité et d’énergie par rapport à ce que nous avons l’habitude de produire. La fatigue globale a sans doute pesé, et nous n’avons pas réussi à créer assez de danger pour aller chercher les trois points. »

Cette fatigue apparente vous inquiète-t-elle pour la fin de saison ?

YD : « Non, je pense que c’est normal. Toutes les équipes ressentent de la fatigue sur les dernières rencontres. Cela s’est senti sur nos deux derniers matchs, mais nous continuons à travailler dur. Le staff sait comment gérer cela ; nous avons eu des séances un peu allégées cette semaine pour retrouver de la fraîcheur, tout en gardant une grosse intensité sur les phases de jeu. Nous sommes capables de remettre un coup de collier pour les quatre dernières rencontres, qui sont cruciales. »

Justement, ces quatre derniers matchs s’annoncent décisifs. Comment abordez-vous cette dernière ligne droite ?

YD : « Nous savons que si nous voulons aller chercher quelque chose, chaque match sera capital. Nous allons les prendre les uns après les autres. Tant que nous gagnons, nous restons dans la course. Cela commence dès ce week-end face à Versailles. »

Sur un plan personnel, tu évolues désormais souvent au poste de piston droit. Comment s’est passée cette adaptation ?

YD : « C’est un poste que j’avais déjà occupé auparavant, notamment dans mon ancien club à Haguenau ou l’année dernière en N2 avec Le Puy, donc je ne découvrais pas totalement le rôle. Même si j’apporte une touche différente de celle d’Ismaïl Bouleghcha, avec une envie constante de me projeter vers l’avant, je prends beaucoup de plaisir à ce poste. »

C’est pourtant un poste très exigeant physiquement. Est-ce que tu ressens une différence par rapport à votre rôle habituel d’attaquant ?

YD : « Ce sont des efforts différents. En attaque, le coach nous demande aussi beaucoup d’énergie, mais en tant que piston, il faut rester sur le couloir et surtout être irréprochable défensivement. C’est sans doute l’aspect le plus délicat pour moi : être rigoureux dans le duel et bien placé dans le bloc pour ne pas laisser d’espace. Mais j’aime courir et fournir des efforts, donc l’adaptation se fait bien. »

Dans ton esprit, est-ce que tu te considères toujours comme un attaquant avant tout ?

YD : « C’est vrai que j’ai une préférence pour l’attaque. Je suis attiré par le but et j’aime me créer des occasions. Après, si je dois jouer toute une saison piston pour le bien de l’équipe, je le ferai avec grand plaisir. L’important, c’est d’être sur le terrain et d’être performant. »

Tu reviens d’une longue absence. Quel bilan fais-tu de ton retour ?

YD : « Je suis vraiment satisfait. J’avais une petite appréhension au début, je me demandais si j’allais retrouver mon niveau tout de suite. Finalement, les sensations sont revenues immédiatement. Je me sens même mieux physiquement qu’avant ma blessure. Aujourd’hui, je suis à 100 %, sans aucune douleur. »

Stéphane, avec un peu de recul, quel bilan tirez-vous du match nul face à Quevilly-Rouen ?

Stéphane Dief : « Nous aurions aimé faire mieux dans la possession et trouver davantage de solutions pour déséquilibrer l’adversaire. Il nous a manqué un peu de fraîcheur pour nous procurer de réelles occasions de but. En revanche, je suis très satisfait de notre bloc défensif. QRM restait sur huit buts inscrits en deux matchs et possédait des joueurs en grande forme, mais nous avons concédé très peu de situations. »

Ce manque de fraîcheur vous inquiète-t-il pour la fin de saison ou n’est-ce qu’une fatigue passagère ?

SD : « Pour moi, c’est passager. Lorsque nous travaillons avec intensité toute l’année, il est normal de connaître des pics de fatigue. C’est l’usure naturelle d’une longue saison. Notre rôle, avec le staff, est de régénérer les organismes et les esprits. La tête est là, et l’envie de réaliser une grande performance contre Versailles est intacte. Nous avons d’ailleurs adapté nos séances cette semaine pour permettre aux joueurs d’arriver avec un maximum d’énergie vendredi. »

Envisagez-vous davantage de rotations pour ce sprint final ?

SD : « Si vous regardez nos dernières compositions, il y a toujours deux ou trois changements. Il n’y a pas de stratégie figée : nous injectons de la fraîcheur quand un joueur en a besoin ou lorsqu’un petit « bobo » apparaît. Nous composons aussi l’équipe en fonction des spécificités de l’adversaire. L’idée est de maintenir tout le monde sous pression positive. »

Les quatre derniers matchs opposent le club à des cadors du championnat. Est-ce un avantage pour votre style de jeu ?

SD : « Ce sont surtout des matchs extrêmement stimulants. Mais avant de penser globalement, nous nous concentrons uniquement sur Versailles. L’objectif est de rendre la meilleure copie possible pour obtenir un résultat positif. Si nous passons cet obstacle, les trois derniers matchs ressembleront alors à trois véritables finales. »

Pour accrocher ce podium tant convoité par le groupe, combien de points estimez-vous nécessaires ?

SD : « Je pense qu’il nous faudra trois victoires et un nul. C’est un défi de taille, il y a peu de place à l’erreur, mais l’espoir est bien réel. Rappelons-nous qu’au début de la saison, n’importe qui au club aurait signé des deux mains pour se retrouver à cette place, à lutter pour la 3ème position à quatre journées de la fin. Nous avons déjà écrit de belles pages, il nous en reste quelques-unes à rédiger. »

Est-ce que cette fin de saison est vécue comme une obligation de résultat sous peine d’échec ?

SD : « Non, je ne le vois pas comme ça. Monter n’est pas une obligation vitale pour le club cette année. Nous n’avons pas encore les structures ou le stade, ou le budget qui imposeraient cette pression immédiate. Nous sommes dans une phase de progression où le sportif tire l’ensemble du club vers le haut. Notre seule obligation est de faire du mieux que nous pouvons. »

Renald, malgré la défaite à Aubagne, reste-t-il de la frustration ou es-tu déjà passé à autre chose ?

Renald Xhemo : « Il y a de la frustration, car nous aurions aimé obtenir un meilleur résultat qu’une défaite, ce qui est assez cruel. Mais désormais, nous avons basculé depuis lundi sur la préparation du match contre QRM. »

Au vu des autres résultats, considères-tu que c’est une occasion manquée ou que cela reste acceptable grâce à votre « joker » ?

RX : « Pour être honnête, nous ne nous focalisons pas sur les autres. Nous ne regardons que notre propre classement. Certes, ce sont trois points perdus, et nous savions qu’une victoire nous aurait propulsés à la troisième place. Cependant, que les autres équipes gagnent ou perdent nous importe peu. Nous devons rester sur notre ligne de conduite : analyser ce que nous proposons et avancer match après match. C’est, pour moi, le plus important. »

En tant que capitaine, as-tu ressenti le besoin de remobiliser le groupe après ce match ?

RX : « Oui, j’ai pris la parole à la fin de la rencontre. Ce n’était pas un signal d’alarme, car il ne faut pas oublier d’où nous venons : nous sommes un promu et nous réalisons une saison exceptionnelle. Je tiens à souligner que Le Puy n’avait jamais accompli cela auparavant. Il est important d’avoir de l’ambition, mais nous devons garder les pieds sur terre. Notre objectif initial était le maintien. Évidemment, l’appétit vient en mangeant et nous sommes des compétiteurs, donc nous voulons toujours plus. »

Es-tu surpris de voir l’équipe à cette position après un début de saison difficile ?

RX : « Surpris, oui et non. Je savais que nous avions le potentiel pour atteindre le haut du classement. Après, à cette place précise, je ne sais pas… Nous avons connu des difficultés lors des six ou sept premières journées, mais cela ne reflétait pas la qualité de notre jeu. Même si je n’aime pas dire qu’une défaite peut être positive, ce que nous proposions nous laissait penser qu’avec plus de confiance et de réussite, nous progresserions. Mon seul regret reste ce petit retard à l’allumage, mais entre un mauvais départ et une bonne fin de saison ou l’inverse, je préfère largement notre dynamique actuelle. »

Le prochain match contre QRM ne risque-t-il pas d’être l’un des plus compliqués de cette fin de saison ?

RX : « Bien sûr, c’est une équipe qui joue sa survie. Si j’étais à leur place, je peux vous dire que j’aurais les dents qui rayent le parquet. Ce sera un match très compliqué dans la combativité, les duels et l’intensité. Mais nous aussi, nous avons quelque chose à jouer. Comme je le dis souvent à mes coéquipiers, le foot, c’est parfois comme un ring de boxe : il faut un vainqueur. Soit nous donnons le coup le plus fort, soit ce sont eux. Nous nous focalisons uniquement sur nous, c’est la meilleure chose à faire vu notre position. »

Aurais-tu signé pour vivre une telle aventure, collectivement et personnellement ?

RX : « Bien sûr. Je suis resté au Puy parce que je croyais au projet. Nous avions tous à cœur d’écrire une nouvelle belle page du club. J’ai l’impression que chaque année, j’écris une page encore plus belle ici : entre le quart de finale la première année, la montée l’an dernier et, cette saison, un 16e de finale de Coupe de France en plus de notre excellent classement en championnat. À la fin, la récompense est que le club sera professionnel avec la Ligue 3. »

Un mot sur le milieu de terrain, où la concurrence semble s’être intensifiée ?

RX : « C’est une excellente chose. Je n’en doutais pas dès le début de saison. Le milieu est l’une de nos forces : peu importe le joueur qui évolue, cela ne se ressent pas sur la performance globale. Tout le monde se tire vers le haut, en séance comme en match. La concurrence est saine à tous les postes, et c’est pour cela que nous en sommes là aujourd’hui. Le club se trompe très rarement sur la mentalité des recrues »

Stephane, comment avez-vous géré la frustration après la défaite contre Aubagne ?

Stéphane Dief : « Elle a été longue à s’atténuer, car nous nous sommes un peu sabordés nous-mêmes. Nous avons relâché notre vigilance et nous avons attaqué comme si tout nous souriait, portés par notre enthousiasme récent. Malheureusement, nos adversaires nous ont punis à la moindre opportunité et nous n’avons pas eu de seconde chance. La déception a été marquée en seconde période ; le but encaissé à la 46e minute nous a fait mal. J’ai eu le sentiment que cela a sonné le glas de la rencontre, car nous n’avons jamais réussi à réenclencher une dynamique positive par la suite. »

A-t-il fallu remobiliser les troupes en début de semaine, comme après la défaite contre Bourg-en-Bresse ?

SD : « Pas forcément, car notre entame de match était presque idéale. Nous maîtrisions parfaitement le premier acte. Mon seul regret est qu’en fin de période, nous étions un peu moins rigoureux défensivement ; nous prenions moins de plaisir à défendre, car nous étions focalisés sur l’attaque. En football, on peut être en danger même en phase offensive, et nous avons manqué de vigilance sur le premier but concédé. Il y a eu de bonnes choses, mais nous n’avons pas su tenir sur la durée. Nous nous sommes un peu grisés nous-mêmes. »

Est-ce difficile de maintenir un niveau d’exigence élevé à ce stade de la saison ?

SD : « C’est précisément notre exigence. Nous nous devons de maintenir le niveau le plus élevé possible à chaque rencontre. Cette baisse de régime arrive à un moment inattendu. Ce n’est pas que nous ayons sous-estimé Aubagne, au contraire, mais le début de match nous avait donné beaucoup d’espoir. Malheureusement, nous n’avons pas su transformer l’essai. »

Considèrez-vous ce revers comme une occasion manquée au vu des autres résultats ?

SD : « Le joker que nous aurions pu nous créer, nous ne l’avons pas. Il va falloir mettre les bouchées doubles et tirer les enseignements de ces moments-là. Nous sommes portés sur le jeu, mais il faut savoir garder nos sécurités. Encaisser un but dès la reprise n’est pas normal. En tant que staff, nous aurions peut-être dû alerter davantage les joueurs sur le fait que les scénarios de match évoluent avec le score. C’est une question de maturité et d’expérience qui nous manque encore un peu. »

Le prochain match contre QRM ne risque-t-il pas d’être le plus difficile de cette fin de saison ?

SD : « QRM est sur une excellente dynamique. Ils ont effectué un recrutement très intéressant en janvier qui leur a fait beaucoup de bien, comme en témoignent leurs résultats actuels. Ce sera un déplacement complexe face à une équipe qui joue sa survie. Mais nous aussi, nous avons quelque chose à jouer. Nous sommes sur un pied d’égalité, même si les objectifs diffèrent. C’est un match qui pèse lourd pour les deux formations. »

Comment gèrez-vous la fatigue mentale à ce stade du championnat ?

SD : « Ce matin, nous avons modifié le format de la séance pour casser la routine et ramener des sourires. Pour performer, il faut du sérieux, mais aussi une forme de légèreté. Les saisons sont longues, mais la situation actuelle est différente de l’an dernier. La position de « chassé » que nous occupions la saison passée était très dure à vivre nerveusement sur la durée. Aujourd’hui, nous sommes dans la peau du « chasseur ». C’est une position plus confortable et stimulante. L’impact de la fatigue est moins fort quand on a encore des objectifs à aller chercher. »

Stephane, c’est la fin de votre belle série après quatre magnifiques victoires. Quel est votre sentiment à chaud après ce match ?

Stéphane Dief : « C’est très frustrant. Il y a beaucoup de déception ce soir car je pense que nous avions fait le plus dur. Mais c’est là que nous voyons que le football ne pardonne pas. Dès que nous en mettons un peu moins, nous nous faisons punir, et cela a été le cas aujourd’hui. J’ai le sentiment qu’à 1-0, nous avions l’impression que nous allions gagner le match 3-0. Eux ont eu une réaction d’orgueil, et encore, en première mi-temps, ils n’ont rien eu à part le but que nous leur offrons. En deuxième période, ils ont eu quelques situations car nous avons perdu un peu le fil sur la façon d’attaquer. Multiplier les passes est dur sur ce terrain, allonger c’est moins dans nos principes, et ils ont été très solides défensivement. Ensuite, le match est devenu un peu non maîtrisé. Les valeurs qui permettent de gagner, ce sont l’engagement et l’agressivité, et là-dessus, je pense qu’ils nous ont été supérieurs. »

Vous avez retrouvé une équipe d’Aubagne avec beaucoup plus de « grinta » qu’au match aller, vous vous y attendez ?

SD : « Oui. Je pense qu’en leur offrant le premier but, nous les remettons dans la partie. Nous leur donnons du courage et ils se disent que c’est possible, alors que jusque-là ils n’avaient strictement rien eu. Je ne nous voyais pas souffrir en première période. Nous avons aussi loupé le coche car l’ouverture du score aurait dû arriver plus tôt pour nous. La justesse technique n’était pas évidente sur ce terrain, ce qui n’aide pas dans les derniers mètres. Ce désavantage doit se transformer en avantage quand nous menons 1-0. Nous ne pouvons pas prendre un but à 45+1 sur une transition et nous faire transpercer juste avant la pause. Ce sont des fautes grossières de jeunesse. C’est très regrettable. »

Avez-vous ressenti une bascule psychologique en leur faveur lors de la deuxième mi-temps ?

SD : « Il y a un mélange de tout cela. Nous rentrons aux vestiaires à un partout alors que le score logique aurait dû être de 2-0 à la mi-temps. Ensuite, il y a des ressorts psychologiques qui sont parfois difficiles à maîtriser et à évaluer. La bascule s’est effectivement faite en leur faveur. Nous n’avons pas trouvé les bonnes solutions, nous avons parfois agi dans la précipitation avec de mauvaises orientations de jeu. Nous n’avons tout simplement pas été bons. Mais là où je suis le plus déçu, c’est sur l’agressivité. Ils viennent assurer leur maintien ce soir, alors qu’ils l’étaient quasiment déjà, et de notre côté, nous n’avons pas vu une équipe qui voulait aller chercher la troisième place, ou du moins qui mettait toutes les chances de son côté pour y parvenir. »

Cette défaite vous laisse-t-elle d’autant plus de regrets au vu des autres résultats de la journée ?

SD : « Non, le regret vient uniquement du match que nous avons fait. Nous ne maîtrisons pas ce que font les autres : parfois les résultats nous sont favorables, parfois moins. Nous regardons le classement après chaque journée, mais nous ne pouvons pas influer dessus. Là où nous pouvions influer, c’est sur notre prestation. En menant 1-0, nous ne pouvons pas concéder deux buts sur des transitions et perdre autant de duels. Ce n’est juste pas possible. »

Est-ce l’occasion de repartir immédiatement sur une nouvelle série ?

SD : « Il le faudra. Nous avons été capables d’enchaîner de belles séries jusqu’à présent. Tâchons de prendre cela comme un rappel à l’ordre et nous ferons le maximum pour rester au contact des meilleurs. C’était notre but avant ce match, et cela le reste après, même si ce soir nous sommes très déçus et frustrés par notre performance. »