Cinquièmes sur le tableau, Stéphane Dief et son équipe souhaitent dans un premier temps atteindre la barre des trente points avant de parler d’autres ambitions.

Bonjour Stéphane. Le départ d’Emric Goumot est-il vu comme une mauvaise nouvelle où est-ce qu’il prouve encore une fois que Le Puy est un club tremplin pour les joueurs ?

Stéphane Dief : « Il y avait un peu des deux. Nous avions une très belle concurrence avec Ismaïl Bouleghcha : ils se tiraient l’un l’autre vers le haut et présentaient deux profils différents. Cela pouvait nous amener à faire des choix en fonction de l’adversaire, ce sera moins le cas désormais. Mais, comme vous le dites, on s’aperçoit une fois de plus que les joueurs du Puy Foot sont suivis. C’est aussi une force pour nous au moment de recruter. »

La semaine dernière vous étiez inquiet du manque d’efficacité offensive de l’équipe. Ce week-end vous inscrivez trois buts face à Valenciennes. L’équipe a entendu le message ?

SD : « Je ne sais pas si c’est parce que j’ai été entendu. Le premier but arrive avec un brin de réussite, sur une combinaison travaillée à l’entraînement. Il vient conclure une mi-temps plutôt équilibrée. Ensuite, nous avons davantage déroulé : nous avons proposé de belles séquences de jeu et nous avons encore marqué deux buts. C’est vrai que nous ronronnions un peu en attaque en ce début d’année 2026, mais je m’aperçois quand même que nous sommes la meilleure attaque en National. Cela veut dire que nous pouvons encore mieux faire. »

Ce week-end vous affrontez Châteauroux. Peut-on encore parler de concurrent au maintien ?

SD : « Puisque nous ne sommes pas encore maintenus, oui. Notre seul objectif aujourd’hui, et nous en avons beaucoup parlé avec les joueurs, est de valider le plus rapidement possible les trente points, qui sont pour nous synonymes de maintien. Aujourd’hui, nous sommes 5èmes, c’est vrai. Cela signifie que le club est en bonne santé, que les joueurs ont de la qualité, que le travail proposé est suivi et que le projet de jeu fonctionne, même dans une période où les terrains sont plus compliqués. Ce sont de bons signes, mais on ne pourra parler d’autres ambitions que lorsque le maintien sera validé. Nous ne sommes en réalité qu’à la moitié de la saison : il reste quinze journées et nous n’en avons disputé que dix-sept. »

Comment analysez-vous cette équipe de Châteauroux ?

SD : « Elle fait partie des équipes qui ont concédé le plus de matchs nuls. Cela signifie qu’ils sont dans le coup à chaque fois. À chaque rencontre, ils disputent le match et ne sont jamais loin de l’emporter. Il y a un projet de jeu assez clair, on sait contre qui nous allons jouer. Je trouve aussi qu’il y a pas mal de talents dans cette équipe, de bons footballeurs. »

Le dernier clean-sheet contre Valenciennes est plutôt rassurant ? Il prouve que vous ne manquez pas de ressources.

SD : « Il était intéressant de voir comment nous allions nous comporter. La réponse a été positive, même si j’avais de bons espoirs. Nous avons des joueurs qui ont avancé, qui ont pris la mesure du niveau. Beaucoup ont progressé, sans forcément avoir eu beaucoup de temps de jeu. Grand respect pour eux, et grand bravo pour être restés connectés à la saison, ainsi que pour leur travail personnel, qui les a menés à cette progression. »